Une conférence régionale sur le thème « Investir dans le capital humain pour se préparer à l\’avenir » est organisée, ce vendredi 21 décembre 2018 à Dar Dhiafa, par la Banque mondiale, en présence du chef du gouvernement Youssef Chahed, du vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena) Ferid Belhaj et de décideurs du secteur public et des représentants de la société civile et du secteur privé de la région.
Ces protagonistes vont se réunir pour débattre des transformations de la nature du travail et de la nécessité d’adapter les systèmes éducatifs pour exploiter ces opportunités. L’événement a pour but d’engager un débat approfondi autour d’une feuille de route ambitieuse destinée à améliorer les résultats en matière d’éducation et de formation.
On y présentera également les conclusions du Rapport sur le développement dans le monde 2019, consacré à l’impact de la technologie sur le travail de demain et sur les compétences nécessaires pour tirer parti de cette mutation. La discussion s’articulera aussi autour du dernier rapport phare régional sur l’éducation, qui trace une feuille de route pour transformer les systèmes éducatifs de la région Mena et faire en sorte qu’ils soient adaptés à l’évolution de la demande sur le marché du travail. Des rapports qui plaident en faveur de l’accroissement des investissements dans la santé et l’éducation et de l’amélioration des systèmes de protection sociale, des conditions essentielles pour s’adapter aux mutations induites par la technologie et saisir les occasions qui en découlent.
Intervenant au micro de Wassim Ben Larbi dans son émission Expresso sur Express Fm ce matin, M. Belhaj a expliqué qu’il y aura 300 millions demandeurs d’emplois à l’horizon 2050 dans la région Mena. «C’est une richesse qu’on doit exploiter, dans de nouvelles modalités dans les secteurs de la santé et de l’éducation, grâce aux nouvelles technologies de l’information. Il faudra inculquer à ces jeunes que le monde est en train d’évoluer et que le secteur privé est le moteur de l’économie», a-t-il expliqué.
Ferid Belhaj a affirmé qu’il faut développer les bonnes relations actuelles qui lient la Tunisie et la Banque mondiale pour qu’elles dépassent la problématique du financement à celles de l’assistance technique. «Le pays a besoin d\’un soutien fort au niveau de l’économie et de nouvelles politiques économiques, qui permettraient plus d’innovation et de courage», a-t-il martelé.
I.N










