Des membres de la communauté subsaharienne ont manifesté, ce mardi 25 décembre 2018, face au théâtre municipal de Tunis, après le décès du président de l’association des Ivoiriens de Tunisie, Falikou Koulibaly. Le défunt avait été poignardé au cours d’un braquage dans la zone de la Soukra, en fin de semaine, et avait succombé à ses blessures.
Les manifestants ont exprimé leur colère et un ras-le bol des attaques à caractère raciste. « Je ne veux pas mourir en Tunisie ! » ; « Non au racisme » ont-ils scandé. Ce drame a suscité l’indignation de la communauté, notamment ivoirienne, ayant considéré qu’il ne peut s’agir que d’un crime raciste.
Le Parlement tunisien avait adopté en octobre 2018, une loi contre les discriminations raciale, saluée comme le premier texte législatif du genre dans le monde arabe. Pour les communautés subsahariennes, cette loi n’a rien changé, le phénomène étant ancré dans la société tunisienne et reste impuni.
I.L










