Dans un communiqué publié ce soir du jeudi 27 décembre 2018, l’association des Tunisiens en Côte d’Ivoire a exprimé « sa consternation et son incompréhension » face au meurtre de Falikou Coulibaly, président de l’Association des Ivoiriens en Tunisie (AIT), survenu le soir du dimanche 23 décembre 2018, tout en mettant en garde contre les amalgames que ce crime a engendré. « Le crime qui a endeuillé la famille de feu Coulibaly aurait également pu frapper n’importe quel citoyen tunisien », peut-on lire dans le texte du communiqué.
« L’attaque fatale à l’arme blanche a suivi un braquage qui a mal tourné. Nous nous félicitions de l’arrestation rapide des auteurs de ce crime crapuleux et de la fermeté du gouvernement à punir les responsables », note l’association.
L’association souligne, par ailleurs, que ce crime crapuleux « a cristallisé un sentiment de malaise très présent chez la communauté ivoirienne de Tunisie et les autres communautés d’Afrique subsaharienne présentes dans notre pays » mais qui ne reflète pas les sentiments de tous les Tunisiens.
« Ces comportements graves et condamnables ne peuvent en aucun cas éclipser l\’hospitalité et l\’ouverture du peuple tunisien. Un peuple qui a accueilli plus d\’un million de réfugiés de toutes les nationalités et de toutes les couleurs en 2011 suite à la chute du régime libyen. Nos frères ivoiriens et subsahariens ont eu le droit de manifester librement au cœur de la capitale tunisienne soutenus par plusieurs Tunisiens pour qu\’ils puissent exprimer leur colère et leur indignation. Des membres de la famille ont été reçus dès le lendemain du crime par le ministre chargé des Droits de l\’homme. Les médias tunisiens ont couvert largement l\’événement sans censure ni tentative d\’atténuation. L’affaire Coulibaly a également fait l’objet d’un Conseil des ministres », peut-on lire notamment.
Tout en condamnant « les violences à l’encontre des communautés d’étrangers en Tunisie, quelles que soient leurs origines ou leurs couleurs », l’association rappelle qu’elles tombent désormais sous le coup de la loi et appelle les autorités tunisiennes à « mettre en place toutes les mesures à même de faciliter l’application de la loi et d’en faciliter l’accès à toutes les personnes de couleur, quel que soit leur statut en Tunisie ».
S.T










