Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

La transition démocratique, objet d’un débat à l’Université centrale

Article réservé aux abonnés

     

    La Centrale Business School et l’Ecole centrale de droit et des sciences politiques relevant de l’Université centrale de Tunis ont organisé une table ronde, ce jeudi 7 mars 2019, à l’amphithéâtre du Business School sous le thème « Cinq ans de transition démocratique : Quo vadis la Tunisie ? Enjeux économiques et sociopolitiques : bilan et perspectives ».

    La manifestation commémorant l’adoption de la constitution de 2014 a vu la présence de Houbeb Ajmi, directrice générale du groupe Université centrale et d’un nombre de juristes, économistes et hommes politiques.

     

    La table ronde a été organisée par Ghalia Eltaief Chabchoub, directrice de la Business School et Farhat Horchani, ancien ministre de la Défense. Plusieurs experts étaient réunis pour s’exprimer sur le sujet. On retrouve ainsi Fadhel Abdelkefi, ancien ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et des Finances par intérim, Mahmoud Ben Romdhane, ancien ministre des Affaires sociales et Abderrazzak Zouari, ancien ministre du Développement régional.

    Ghalia Eltaief Chabchoub a expliqué que les débats concernent la situation socio-économique et socio-politique actuelle et les perspectives d’avenir, et constituent un intérêt aussi bien pour les invités que pour les étudiants qui s’apprêtent à rejoindre la vie active.

     

     

    En effet, les interventions ont porté essentiellement sur le rôle des transitions politique, économique et sociale dans la concrétisation de la transition démocratique. Elles ont également relevé les lacunes et les obstacles auxquels la Tunisie doit faire face en vue de faire réussir cette transition.

     

    Lors de son intervention, M. Horchani a souligné quelques lacunes qui prêtent à confusion dans la Constitution à l’instar des articles relatifs à l’identité, aux droits et libertés ainsi qu’au système politique.

    Il s’agit, selon Farhat Horchani, d’une Constitution moderniste et exceptionnelle mais qui est aussi ambigüe et contient une hypothèse de conflit qui aboutit à un système hybride. Le système politique est, par ailleurs, problématique notamment en ce qui concerne le non-respect des règles constitutionnelles inhérentes à ce système.

     

     

    En ce qui concerne la transition économique, l’intervention de Abderrazzak Zouari a souligné que les textes réglementaires et les lois sont abondants, mais que leur impact sur les acteurs économiques n’était pas examiné.  M. Zouari a relevé l’invariabilité et l’inertie des institutions économiques qui, même réformées, gardent leur esprit ancien.

    Et d’ajouter qu’il est nécessaire de procéder à une réelle réflexion sur le secteur en vue de lui apporter un changement radical dénonçant ainsi la reproduction du système à l’identique sans prendre en considération la métamorphose du marché de l’emploi.

     

     

    De surcroît, la consolidation de la démocratie, qui devient, aujourd’hui un horizon définitif, a fait l’objet de l’intervention de Mahmoud Ben Romdhane. Cependant,  c’est uniquement en réunissant certaines conditions à l’instar du développement social que cette consolidation sera possible. Un développement social qui ne s’est pas réalisé étant donné l’absence d’une révolution sociale qui n’a pas posé les rapports de production et de propriété.

     

    Il a été, au final, question lors de l’intervention de Fadhel Abdelkefi qui a relevé les problèmes dont souffre la Tunisie aux niveaux de l’éducation comme la fuite des cerveaux ainsi que de la gestion et des politiques économiques engendrant un déséquilibre économique. Il a, dans ce sens, mis l’accent sur le rôle de l’Etat et du gouvernement pour remédier aux réelles entraves qu’affronte la Tunisie.

     

    B.L

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *