Le secrétaire général de la Fédération générale de la Poste tunisienne relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Habib Mizouri, a annoncé que la réunion rassemblant le ministre de l’Intérieur et des cadres de la Poste a porté sur les mesures sécuritaires préventives que les agents de la poste devront entreprendre concernant les lettres empoisonnées.
M. Mizouri a indiqué, dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, que la Poste ne dispose pas de moyens de détection et de protection de tels courriers toxiques comme les masques et les gants soulignant que le syndicat a appelé le ministre de l’Intérieur à fournir à la Poste ces outils.
Et d’ajouter que toutes les lettres passeront, en premier lieu, par le centre de tri postal et seront contrôlées par des agents spécialisés et des moyens spécifiques à l’instar du scanner. Il a, par ailleurs, relevé que ces courriers circulent par voie irrégulières à travers des sociétés de distribution illégales, ce qui compromettrait la sûreté nationale.
Rappelons que le ministère de l’Intérieur a informé le 28 février 2019 un certain nombre de personnalités politiques, médiatiques et syndicales, de l’échec d’attaques terroristes les visant, suite à une opération sécuritaire anticipative.
Les services de la Direction générale de la sûreté nationale en collaboration avec le ministère public près du pôle judiciaire antiterroriste sont parvenus à saisir 19 courriers contenant des produits toxiques.
B.L










