Le Professeur chef de service de réanimation néonatale, à l’Hôpital militaire, Mohamed Douagi est intervenu, ce dimanche 10 mars 2019, sur les ondes de Mosaïque FM pour revenir sur le décès des 11 nouveau-nés au centre de maternité et de néonatalogie de Tunis, affirmant que le risque zéro des infections nosocomiales n’existe nulle part dans le monde.
Pr. Douagi a expliqué qu’une infection nosocomiale est une infection survenant au cours ou à la suite de la prise en charge d’un patient soulignant que dans cette affaire les raisons ne peuvent être déterminées de suite. « « On ne peut savoir à quel niveau de la chaîne de préparation du produit d’alimentation parentérale, il y a eu défaillance. Ce sont l’enquête et les analyses qui le détermineront. Cela dit, ce genre d’infection est foudroyant d’autant plus lorsqu’il s’agit de bébés prématurés et gravement malades. Une fois atteint, on perd le bébé dans les trois heures qui suivent quels que soient les moyens déployés par la suite ».
Cependant, il a affirmé que ce drame était prévisible et qu’il a déjà tiré la sonnette d’alarme il y a déjà neuf mois, « Un service de réanimation néonatale à la Rabta gère 15000 naissances et se compose de 5 médecins. Nos politiques acceptent le départ de la nos compétences vers l’Arabie Saoudite et pour faire plaisir au FMI se réjouissent du départ de l’assistant dans le cadre des départs volontaires et demande à la seule chef de service et ses deux jeunes assistantes d’offrir les meilleurs soins aux 15000 nouveau-nés sans compter les transferts. Allez, continuez à profiter de la plage et la coupe du monde et préparez-vous à insulter les médecins de cette équipe (et autres) lorsque les bébés mourront par manque de soins[…] », avait-il mis en garde dans un statut publié le 18 juillet 2018.
S.H










