Après le retrait de Senda Bahri, directrice générale du laboratoire national de contrôle des médicaments, de ses fonctions au sein de la commission d’enquête sur le drame des 12 nouveau-nés décédés, plusieurs médecins ont dénoncé une « cabale », sur les réseaux sociaux.
Hier soir, Senda Bahri a été accusée de conflit d’intérêt sachant que sa mère est propriétaire d’une société de produits pharmaceutiques qui traite directement avec le ministère de la Santé.
Ce matin, des confrères ont exprimé leur soutien à Mme Bahri déplorant « le retrait du membre le plus qualifié de la commission pour éclairer sur les circonstances de ce drame vu sa spécialité et ses travaux scientifiques sur ce même sujet ». Ils ont crié au scandale affirmant que Mme Bahri est « la scientifique pragmatique visionnaire qui a pointé du doigt il y a quelques années le vrai problème de la catastrophe actuelle ».
« Senda Bahri est professeur à la faculté de Pharmacie de Monastir, Directrice du Laboratoire National de Contrôle des Médicaments, mais aussi et surtout LA spécialiste tunisienne de l\’alimentation parentérale: elle a 3 diplômes universitaires dans cette spécialité qu\’elle a étudié au sein des centres de référence européens voire mondiaux pour cette discipline et 4 publications dans des revues de renommée mondiale », écrit l’une de ses confrères.
« Tout mon soutien va à notre chère professeur Senda Bahri. Elle a toujours fait preuve de professionnalisme et d\’intégrité. Qu\’est ce qu\’on attend d\’un pays qui dénigre ses jeunes compétences », peut-on lire par ailleurs.


S.T










