En réponse à l’indignation causée par la décision du ministère de l’Equipement de repeindre en gris les piliers sous le pont de la République, le chef du gouvernement, Youssef Chahed a appelé le ministère des Affaires culturelles à repeindre ces fresques qui étaient revêtues d’œuvres d’art réalisées par une centaine de jeunes artistes tunisiens.
Ayant repris leurs jolies couleurs, les piliers avaient également quelque chose d’autre à dire. Un pilier, en effet, s’est démarqué des autres par le dessin du portrait du philosophe érudit Ibn Arabi.
La maire de Tunis, Souad Abderrahim avait, quelques jours auparavant, changé le nom de la rue Ibn Arabi située à Mutuelleville à Tunis par la « rue de Serbie » en présence du secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la diplomatie économique, Hatem Ferjani ainsi que du représentant de l’ambassade de Serbie en Tunisie.
La réponse n’a pas tardé à venir de la part de ces jeunes artistes créatifs qui ont redonné à Ibn Arabi sa valeur et rendu hommage à une figure historique qui a tant offert à l’humanité… tout en narguant la maire nahdhaouie.
B.L










