Le baromètre politique Sigma publié sur les colonnes du « Maghreb » le 19 mars 2019 marque l’entrée dans la liste des présidentiables de deux personnalités médiatiques : Nébil Karoui et Nizar Chaâri.
Ils sont crédités respectivement de 1,3% et de 1% des intentions de vote. Lors de la précédente élection présidentielle, deux hommes de médias étaient dans la course : Arbi Nasra et Ayachi Ajroudi. Toutefois, leurs résultats étaient anecdotiques.
En haut du classement on trouve Youssef Chahed, crédité de 19,3% des intentions de vote, suivi de Kaïs Saïed (12,1%), Moncef Marzouki (11,7%) et Abir Moussi (7,1%).
Youssef Chahed reste premier dans les sondages en partie à cause du légitimisme traditionnel tunisien. Il parait également déterminé et « propre » selon les sondés. Pour ce qui est de Kaïs Saïed, son pourcentage d’intentions de vote est principalement lié au fait qu’il représente, selon Hassen Zargouni, le miroir des aspirations d’un grand nombre de Tunisiens qui voient en lui la rigueur, la droiture et l’érudition juridique particulièrement.
Moncef Marzouki, pour sa part, maintient ses positions et profite du fait que des problèmes comme la corruption ou le népotisme n’aient pas été éradiqués. Abir Moussi, quant à elle, surfe sur la vague de l’anti-révolution et agglutine les nostalgiques d’anciens temps prétendument meilleurs. Hamma Hammami reste également l’un des piliers de la scène politique tunisienne ce qui explique son positionnement avec près de 6,7% des intentions de vote. Son nouveau concurrent à gauche, Mongi Rahoui, est crédité de 2,1% d’intentions de vote.
M.A










