« 4 terabytes de données relatives à des dossiers traités par l’Instance vérité et dignité (IVD) ont été détruits et d’autres se trouvent sur des CD qui circulent en dehors de l’enceinte de l’Instance » a révélé un extrait d’un rapport d’audit effectué par la cour des comptes concernant la gestion administrative et financière de l’IVD et sa gouvernance.
La cour des comptes a pointé de grandes défaillances dans la sécurité de l’IVD et notamment en ce qui concerne la protection des données personnelles, confiant que les auditeurs n’ont eu aucun mal à accéder au réseau de l’IVD, aux boites mail, aux applications utilisées par le bureau d’ordre à tout le système de gestion de la flotte et à tous les ordinateurs de l’Instance.
La cour des comptes a estimé que cet audit montre clairement des violations des règles régissant la confidentialité des données personnelles, ajoutant que l’Instance a posé des caméras dans ses locaux sans même avoir l’autorisation de l\’Instance nationale de protection des données personnelles. Elle a souligné que le non-respect des règles de sécurité s’étend aussi aux communications entre les membres de l’IVD qui ne sont pas codées, malgré les recommandations de la cour des comptes, et qui peuvent de ce fait être facilement interceptées.
Le rapport de la cour des comptes a enfin confirmé l’absence d’une politique générale en matière de sécurité informatique qui soit approuvée et communiquée à l’ensemble des cadres de l’Instance.
M.B.Z










