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Clôture de la 1ère édition d’Engage, le nouveau programme de la Fondation Biat

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    La fondation Biat a clôturé la première édition de son nouveau programme, Engage. Une cérémonie a été organisée, jeudi 28 mars 2019 à l’auditorium au siège de la Biat pour célébrer l’événement et présenter les projets des bénéficiaires, des initiatives citoyennes réalisées par des jeunes engagés dans le cadre de ce cycle.

     

    Dans une déclaration à Business News le vice-président de la Fondation Biat Malek Ellouze a précisé que la fondation, dont la mission est d’accompagner les jeunes pour leur promotion, fête cette année son 5ème anniversaire.

    «Aujourd’hui, nous avons 16 projets sur 3 axes, l’éducation, la culture et l’entreprenariat, le tout dans le respect de nos valeurs, l’excellence, la citoyenneté et la collaboration. 48.000 bénéficiaires ont profité de nos actions sur les 5 ans. « Engage« , c’est soutenir les initiatives citoyennes. Il y a beaucoup de jeunes qui ont des bonnes idées, compatibles avec leurs environnements et leurs régions.

    Ces jeunes ont des rêves à concrétiser et nous pouvons les aider en structurant leurs idées par des formations, par un accompagnement et un coaching avec des mentors et notamment par un micro financement pour concrétiser leurs initiatives», a-t-il expliqué.

     

     

    Engage est ainsi un programme d’appui à l’initiative citoyenne auprès des jeunes. Il vise à inspirer, appuyer et connecter des jeunes leaders de toute la Tunisie afin de les encourager à concrétiser leurs idées et initiatives communautaires dans leurs environnements proches.

    En effet, la fondation est convaincue que la jeunesse engagée est la clé de voûte pour un meilleur avenir du pays. Elle croit que les solutions aux problèmes sociaux, culturels ou environnementaux sont à trouver auprès de ces jeunes leaders, engagés, soudés et prêts à conduire le changement.

     

    Engage s’articule autour de 4 axes : la formation, l’inspiration, le coaching ainsi que l’appui et suivi du projet. Tout au long du programme, le leader est guidé pour travailler avec les membres de son équipe afin d’identifier et bien cerner le changement à créer. Il procédera à la définition de sa vision et de sa mission pour aboutir à la proposition d’une action qui saura répondre au problème identifié et à le résoudre.

    D’une durée de six mois, le programme s’adresse à des jeunes âgés entre 18 et 30 ans, porteurs d’idées et initiateurs de projets, opérant dans différents champs d’action (éducation, culture & patrimoine, santé & bien-être, environnement, problèmes sociaux…).

     

    L’aventure a commencé en octobre dernier avec un appel à candidaturesd. Plus d’une vingtaine de jeunes leaders venant de 14 villes différentes ont été sélectionnés pour participer au “leadership camp” les 23, 24 et 25 novembre 2018. Durant ces 3 jours, et au bout des sessions de formation intensive, d’inspiration, d’accompagnement et de coaching, chacun d’eux a pu définir de façon claire sa vision et sa mission. Le but étant qu’à la fin, les candidats puissent proposer une action pouvant répondre aux problèmes communautaires identifiés.

    8 projets ont été sélectionnés en décembre pour être concrétisés, après deux tours de jury. Ces initiatives, portées par des jeunes, ont été accompagnées dans 6 gouvernorats. Des jeunes engagés qui ont réussi à convaincre et à mobiliser leurs communautés respectives.

    Ainsi, Souhail Henchiri de Gafsa nous a présenté son projet « Taxi culturel » : lui et sa troupe parcourent le pays et organisent des ateliers culturels et de loisirs dans les écoles rurales et périurbaines.

     

     

    L’initiative de Wiem Chamsi de Sousse est une façon de partager et de donner : « Kanawita », la boite solidaire, et qui ambitionne d’instaurer la culture du partage et de la consommation éco-responsable. On y dépose des choses dont on a plus besoin et on prend ce qu’on a besoin.

    Toujours dans cette démarche d’éco-responsabilité Chawki Kabtni de Takelsa nous a parlé de son initiative citoyenne « Eco school » pour l’éducation et la sensibilisation environnementale auprès des élèves de 6 à 11 ans pour sensibiliser les enfants aux problèmes de gestion de déchets, les solutions pour y remédier. Ainsi, 19.000 élèves des 13 écoles de Tekelsa ont participé à un atelier pour les sensibiliser au tri et au recyclage : des poubelles ont été installées dans les établissements scolaires à cet effet.

    L’éducation étant la préoccupation première des parents et vu les difficultés qu’ont certains lors de l’enregistrement à distance de leur enfants, Raed Salmi et Hayfa Tebaii ont lancé l’initiative « Rassamni », qui lutte notamment contre l’abandon scolaire dans les milieux ruraux et à travers le pays. Elle vise à inscrire en ligne les jeunes collégiens pour la rentrée prochaine.

     

    Le combat des jeunes d’Engage est sur tous les fronts. Imen Mahdi de Sfax, boursière d’Elite de la Fondation Biat se bat, à travers son le concept culturel « Fann Station », pour que le Parc Thyna retrouve une place d’honneur et devient un endroit de décontraction, de partage et d’échange.

    Oussama Ben Abda de Tunis mène un autre genre de combat, celui de sauver les jeunes de son quartier des griffes de l’embrigadement, des problèmes de violence et du désespoir dans les cafeterias à travers le sport et l’estime de soi, le tout à travers sport et son projet « Street Workout » qui prône la mise en place d’installations sportives dans les quartiers et un accès gratuit à tous.

    Khédija Miladi s’est intéressée à un autre fléau qui touche une partie importante de la population, la migraine. « Ay Rassi » est son projet pour l’organisation de caravanes de sensibilisation aux maladies de la migraine.

    La jeunesse étant la clé de tout développement, Achref Mattar et Salsabil Thabti ont lancé l’initative « Youth_Hub » dans la ville de Bizerte qui vise à éduquer et à familiariser les enfants de 12 à 15 ans à l’entrepreneuriat et au design thinking.

     

     

    L’engagement n’a pas d’âge. Il suffit de peu pour faire beaucoup. Mais si tout le monde s’y met. C’est le message de la fondation, portée notamment par la petite Mouna, qui est venue témoigner et encourager les autres au don de soi. A 8 ans, la petite a fait don de ses cheveux au profit d’une association, Sélima, qui aide les enfants cancéreux.

     

    Imen NOUIRA

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