Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

« J’y crois toujours », l’essai économico-politique de Mustapha Kamel Nabli

Article réservé aux abonnés

     

    « J’y crois toujours – Au-delà de la débâcle … une Tunisie démocratique et prospère » est l’intitulé de l’essai de 206 pages de Mustapha Kamel Nabli, ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, publié chez Sud Editions.

    Le livre est composé de 3 parties avec 10 chapitres. L’auteur y présente une analyse du bilan des 8 années de transition démocratique et propose un « scénario miracle » pour une sortie de crise.

     

     

    A cette occasion, la Librairie Al Kitab de La Marsa a organisé une séance de présentation-dédicace, en présence de plusieurs personnalités publiques du monde politique et économique, notamment des anciens ministres. Parmi l’assistance Hakim Ben Hamouda, Ahmed Ounaïes, Mahmoud Ben Romdhane, Ahmed Néjib Chebbi, Abderrazak Zouari, Saïd Aïdi, Foued Mebazzaâ, etc.

     

     

     

    Pour la présentation de son ouvrage, l’auteur a fait appel à l’actuel gouverneur de la Banque centrale Marouen Abassi.

    « Chaque chapitre est plus intéressant que le précédent. J’ai aimé la manière dont Mustapha Kamel Nabli a écrit son ouvrage », a-t-il affirmé. Et de rappeler que l’auteur est son professeur, son ami, son mentor, une personne difficile et compliquée, mais toujours à l’écoute.

     

     

    La première partie du livre expose le pourquoi de ce qui est arrivé en Tunisie, indices à l\’appui. Ainsi, M. Abassi, explique que dans l’œuvre, il y a une radioscopie importante, où il n’y a pas de critique des gouvernements, mais des politiques. « En outre, il y a une analyse innovante qui se base sur les secteurs sinistrés et ceux qui résistent. Ainsi, les secteurs sinistrés sont ceux des hydrocarbures, phosphate et tourisme, qui sont pourvoyeurs de devises. Si on les avait exclus, il y aurait eu de la croissance ».

    L’économie était le grand absent des 8 dernières années, note M. Nabli qui a calculé le coût de la transition économique qui serait très élevée, mais acceptable si la Tunisie arrive à s’en sortir.

     

     

    A la fin, l’auteur donne des explications et émet des propositions concrètes pour une sortie de crise, avec des prérequis politiques et économiques « L’analyse de Mustapha Kamel Nabli est percutante : le spectre de la crise sociale et l’insoutenabilité de la dette soulignent la gravité de la situation et l’urgence de prendre des décisions. (…) M. Nabli propose un scénario miracle qui réclame énormément d’efforts des uns et des autres », estime M. Abassi, en appelant à la traduction du livre en arabe le plus tôt possible et sa vulgarisation par la société civile. Marouen Abassi conclut sa présentation en affirmant : « Moi j’y crois toujours », clin d\’oeil au titre du livre. 

     

     

    Pour sa part, Mustapha Kamel Nabli a tenu à préciser deux faits. L’ouvrage peut être lu de deux manières : simple, en zappant les passages techniques ou dans sa globalité. Il a expliqué que lors de l’écriture, il ne s’est pas posé la question récurrente qu’on lui pose aujourd’hui, sur l’apport d’une dose d’optimisme. Il voulait juste expliquer et comprendre ce qui arrive au pays et le document a évolué de quelques pages à ce qu’il est aujourd’hui. C’est vrai que le livre passe de sombre à plus sombre pour une éclaircie vers la fin mais c’était non réfléchi, selon l’auteur.

    « Le scénario miracle n’est pas facile et n’est pas donné. Si on réunit les conditions nécessaires, peut être que le pays réalisera un nouveau miracle, mais l’engagement est nécessaire pour réaliser cette ambition », a-t-il conclu.

     

    Le livre est disponible au prix de 26 dinars.

     

     

    I.N

     

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *