Sur sa page Facebook ce matin du dimanche 31 mars 2019, le député Sahbi Ben Fredj est revenu sur l’affaire d’espionnage dans laquelle est soupçonné Moncef Kartas. Moncef Kartas est un employé onusien chargé de mission en Libye, arrêté à l’aéroport Tunis-Carthage alors qu’il venait d’Italie, en compagnie de plusieurs autres personnes pour leur implication dans un réseau d’espionnage. Le député explique qu’une campagne entière a fait suite à cette arrestation que certains jugent « abusive », uniquement dans le but d’ « accuser les autorités tunisiennes de vouloir taire les résultats du rapport [que Kartas devait présenter] et ce afin de servir les intérêts de ses alliés ».
En effet, alors que la version sécuritaire parle d\’un travail de plusieurs mois pour démanteler un réseau d’espionnage, une autre version est véhiculée par certaines organisations financées de l’étranger, selon laquelle Moncef Kartas n\’est qu\’un expert onusien venu en Tunisie pour présenter un rapport sur les armes qui auraient transité par la Tunisie vers la Libye
Parmi ces organisations figure Rights Watch. En effet, suite à l’arrestation de Kartas, l’organisation a rapidement publié un communiqué dans lequel elle dénonce « une arrestation choquante », appelant les autorités tunisiennes à « s’expliquer rapidement sur la détention de Kartas et à le libérer à défaut de preuves du crime dont il est accusé ».

De son côté, Sahbi Ben Fredj ajoute que le rapport en question a été publié il y a plus d’une année et ne constituerait donc aucune révélation de plus que la visite de l\’expert est prévue depuis un moment déjà. Il ajoute que l’immunité de Kartas est liée à son lieu d’activité, à savoir la Libye, et ne s\’applique donc pas en Tunisie. Sahbi Bne Fredj note par ailleurs que l’opération d’investigation ayant servi à l’arrestation de Kartas a duré plus d’un an et a servi à découvrir du matériel d’espionnage, des documents et des enregistrements « dangereux ».
Le député écrit d\’ailleurs en conclusion de son post : « Dans tous les pays du monde, lorsque des affaires d\’espionnage sont révélées, tout le monde salue les efforts de l\’Etat […] En Tunisie, parfois, c\’est totalement l\’inverse ».
S.T











