L’ancienne Secrétaire d’État tunisienne, Faouzia Charfi a été l’invitée du Grand Oral RTBF, le samedi 23 février sur La Première et le dimanche 24 février sur La Trois, en marge de sa participation au festival « La religion dans la cité » à Bruxelles, qui a eu lieu à Flagey, à Bruxelles.
Faouzia Charfi est revenue sur la question du corps et de la religion, notamment, les interdits multiples et récurrents frappant le corps des femmes, soulevée par l’ancienne Garde des Sceaux française, Christiane Taubira. « C’est le rapport à la sexualité. Le besoin de suprématie de l’homme aussi, dans toutes les sociétés. La religion apporte un cadre qui va limiter la liberté des femmes. La religion est la continuité aussi du patriarcat, elle l’a instrumentalisé. La seule chose qui permet d’en sortir, c’est le droit. Tant qu’il demeure, un retour en arrière reste impossible », assure-t-elle.
Elle s’est, également, penchée sur un autre point de l’actualité, en l’occurrence, le sommet inédit au Vatican sur les agressions sexuelles dans l’Église catholique mené par le Pape François, considérant qu’il s’agit d’un acte très important. « L’autorité supérieure de l’Église s’exprime de manière claire, cela pourra même avoir des conséquences dans d’autres pays sur les autorités religieuses d’autres confessions. Il y a des violences et des violences sexuelles envers les enfants dans tous les pays. Le plus important est sans doute que les enfants seront mieux écoutés et mieux considérés, à l’avenir », affirme-t-elle.
Concernant les actes antisémites survenus en France la semaine dernière, Faouzia Charfi a indiqué: « Je sens la montée de l’antisémitisme, il faut le dire et je le regrette beaucoup car je le vois dans les pays arabes. Mais l’important, c’est qu’il y a des voix pour le dénoncer »
S.H










