Les réseaux sociaux tunisiens ne décolèrent pas. La déclaration du DG du transport terrestre concernant l’amende de 700dt encourue pour covoiturage ne passe pas. Les internautes ont déversé tout leur courroux contre un système anachronique et des responsables qui semblent complétement déconnectés.
Pour Olfa Youssef, les jeunes essaient de trouver des solutions à des services de transport médiocres en plus des prix élevés et ils se retrouvent menacés par des amendes. « J’ai le droit en tant que citoyenne de transporter une autre personne dans ma voiture ! Concrètement, rien ne peut prouver que j’ai reçu de l’argent en contrepartie ! ». Olfa Youssef n’a pas manqué de critiquer avec virulence un gouvernement qui a prouvé son « incompétence ».

Aymen Bettaieb, vice-président de l’Organisation des jeunes médecins a exprimé un ras-le-bol : « Ni Paypal, ni carte internationale, ni drone, ni Airbnb, ni Uber, ni covoiturage… », s’est-il exclamé, qualifiant les responsables de « constipés ».

Les membres des groupes dédiés au covoiturage ont rapidement réagi, tournant en dérision les propos du responsable : « Ici, se pratique le covoiturage en cachette ! », peut-on lire, ou encore « lorsqu’un agent me demande de m’arrêter, je ne peux même pas me rappeler de mon nom, comment veulent-ils que je me souvienne de celui de toutes les personnes qui sont à bord de la voiture ! ».


Plus sérieux, un autre internaute a dénoncé les menaces proférées à l’encontre des « covoitureurs ». Il ainsi rappelé que la France (alors qu’elle dispose de l’un des réseaux de transport public les plus développés au monde) a encouragé le covoiturage depuis les années 90. « Les personnes qui y ont recours ont bénéficié de vignettes moins chères et de circuits dédiés au covoiturage ! ».

B.M










