Invité de Wassim Ben Larbi sur Express FM, le président d’Afek Tounes et ancien ministre, Yassine Brahim a exprimé ce mardi 16 avril 2019, son ras le bol de voir le pays « plonger dans la médiocrité ».
« Nous sommes désolés, nous sommes navrés d’avoir eu raison quand nous avons dit en quittant le gouvernement en 2017 que la politique qu’il avait adoptée allait nous mener dans le précipice. Finalement nous y voilà » a commencé par préciser Yassine Brahim.
Yassine Brahim a précisé que les Tunisiens devront demander des comptes à leurs gouvernants et les juger sur des programmes. « Il est vrai que nous sommes dans un système politique qui n’est pas très clair, des choses doivent changer certes mais jusque-là nous devons comprendre qu’en Tunisie il y a un chef d’Etat dont le rôle est d’unir en cas de crise, et un parti leader au parlement. Or, il y a dans le parlement des enjeux et des jeux politiques qui se font dans l’opacité et ceux qui commandent réellement le font à travers un relais qui ment aux Tunisiens. Il est temps de parler programmes concrets pour redresser l’économie du pays, en fin de compte c’est tout ce qui importe aux Tunisiens et là nous y serons, nous Afek » a confié le président d’Afek.
« Notre pays doit s’ouvrir au monde, nous vivons dans une autre ère, nous devons être connectés et notre modèle de développement est mort ! Il n’est pas épuisé, il est mort ! Quand on voit ce qui se passe à Tunisair c’est affligeant ! Nous sommes à l’approche de la saison touristique et les choses s’annoncent mal. Ecouter des gens tenir des propos de défaitisme m’horripile, vous êtes des dirigeants ! Vous êtes responsables, les « inchallah » c’est pour la rue, vous devez trouver des solutions, vous avez six mois et l’argent du tourisme doit rentrer dans les caisses de l’Etat ! Si nos dirigeants ne sont pas à la hauteur qu’ils restent chez eux ! », s’est enflammé Yassine Brahim, exprimant son profond ras le bol d’une situation qu’il a qualifiée d’exécrable.
L’ancien ministre est également revenu sur la crise des bateaux en rade au port de Radés, précisant que lors de son mandat le problème a été endigué à force de suivi et que depuis qu’il a quitté le ministère du Transport en 2011, les choses ont repris de mal en pis. « En deux mois nous sommes arrivés à 0 bateaux en rade, j’ai quitté le ministère et deux semaines après ils étaient 15, c’est dire que la mafia du port est connue, existe et fait même partie du ministère ! » a-t-il souligné
Yassine Brahim a enfin affirmé qu’Afek Tounes présentera aux Tunisiens des solutions et une vision qui permettront au pays de se redresser. « Si notre programme convainc, alors il faudra voter pour Afek pour que nous puissions avoir un poids qui nous permette de changer les choses » a-t-il conclu.
M.B.Z










