La rencontre-débat tenue ce mercredi 24 avril 2019, à la Cité de la culture de Tunis, a été une occasion pour les jeunes d’Enactus Tunisia de poser leurs questions au chef du gouvernement, Youssef Chahed, sur leur avenir en Tunisie ainsi que sur la vision et les perspectives du gouvernement pour améliorer la situation dans le pays.
La CEO d’Enactus Tunisia, Khaoula Khedimy Boussama, a d’ailleurs saisi l’occasion, lors de sa prise de parole, de rappeler que le chef du gouvernement « avait eu l’audace de lancer, en 2017, une guerre contre la corruption et d’avoir, en juillet dernier, prononcé un discours courageux à l\’adresse de la classe politique ».
S’adressant aux jeunes, le chef du gouvernement a indiqué qu’ils « possèdent une capacité d’innovation exceptionnelle. Ils peuvent créer beaucoup de choses. Il faut que tout le monde s’accroche jusqu’à ce que la tempête passe », faisant ici allusion à la situation socio-économique que traverse, ces dernières années, la Tunisie.
Il a également insisté sur le fait que les Tunisiens doivent impérativement s’accrocher et s’impliquer pour faire sortir, ensemble, le pays de cette crise aigue. Et bien entendu à prendre l’exemple des Allemands et des Japonais en matière de travail. « Il ne faut pas douter de vos capacités et de votre amour pour la Tunisie », a-t-il lancé, ajoutant : « Si ce gouvernement a subi beaucoup d’attaques, c’est parce qu’il y a un conflit générationnel ! ».
Parmi les questions ayant marqué le plus cet événement, celles des difficultés auxquelles font face les nouveaux diplômés dans le marché du travail et le départ massif des jeunes vers l’étranger. Le chef du gouvernement a, dans ce sens, encouragé les jeunes à créer eux-mêmes leur propre emploi, c’est-à-dire, ouvrer leur start up pour ainsi permettre à d’autres jeunes d’intégrer ce microsystème. «Les emplois d’aujourd’hui ne seront pas les emplois de demain ! C’est pourquoi, il faut toujours benchmarker. Il faut créer son propre emploi. C’est la seule solution ! Il faut aussi être flexible », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne le phénomène de la fuite des cerveaux, M. Chahed a indiqué que les jeunes ont le droit de se partir à l’étranger pour être formés, comme il l’avait fait lui-même ainsi que tant d’autres, pour ensuite rentrer au pays et former les prochaines générations, ajoutant : « Il faut tout de même rester prudent sur certaines spécialités ».
E.B.A.










