Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi a prononcé son discours, ce mercredi 1er mai 2019, à l’occasion de la fête internationale du travail, depuis le siège de la centrale syndicale à la place Mohamed Ali.
Des milliers de travailleurs rassemblés à la place emblématiques de l’UGTT ont observé, dans un premier temps, une minute de silence à la mémoire des ouvrières agricoles victimes du drame de Sabellat Ouled Asker.
Le secrétaire général de l’UGTT a dénoncé les conditions de travail lamentables des ouvrières du secteur agricole et l’absence de couverture sociale, appelant à mettre en place des lois organisant ce secteur afin de leur garantir des conditions de travail dignes.
Noureddine Taboubi a indiqué qu’en cette année électorale, la colère et les protestations sociales témoignent de l’exaspération des citoyens face à la dégradation de la situation actuelle, « Les parties au pouvoir considèrent que ces manifestations constituent une atteinte au prestige de l’Etat, alors qu’il s’agit en réalité d’une réaction naturelle face à l’échec des politiques de la coalition au pouvoir », assure-t-il.
Il a, également, dénoncé la prolifération du système de corruption qui n’est plus limité à un cercle familial restreint, mais qui s’étend à tous les secteurs vitaux, soulignant l’absence d’action du gouvernement dans plusieurs dossiers économiques et sociaux.
Taboubi a épinglé les hausses des prix exorbitantes, notamment, pour les produits alimentaires, les hydrocarbures et l’électricité, estimant que le gouvernement ne fait qu’obéir aux ordres du FMI sans se soucier de la souveraineté de l’Etat. Et à M. Taboubi d’ajouter que l’augmentation des salaires est un droit et non une faveur.
Il est également revenu sur la volonté de privatiser le secteur public, assurant que la centrale syndicale bataillera pour la préservation de ce secteur, « Je le dis et je le répète : 70 000 lignes rouges devant l’atteinte au secteur public ».
Noureddine Taboubi a annoncé, par ailleurs, que l’UGTT participera aux élections législatives et présidentielle, d’une manière indirecte, et ce, à travers l’élaboration d’un programme économique et social qui reflète sa vision de la Tunisie de demain, appelant les syndicalistes à voter en masse et à superviser le déroulement de l’opération électorale.
Le secrétaire général de l’UGTT a abordé le dossier de la fermeture de la chaîne Nessma, assurant que cette chaîne poursuivra sa diffusion, « qu’on le veuille ou non ». Il a affirmé qu’il n’est pas question de revenir sur la liberté d’expression et des médias.
D’autre part, il s’exprimé quant à l’Aleca, affirmant le refus de l’UGTT concernant cet accord, tout en soulignant qu’il n’acceptera, en aucun cas, une nouvelle forme de colonisation.
S.H










