Et c’est reparti pour un tour ! Les chauffeurs des camions transportant les produits pétroliers sont de nouveau en grève et cette fois-ci pour 3 jours, du 2 au 4 mai courant, pour ne pas dire 4 jours en comptabilisant le jour férié (donc pas de travail et pas de livraison ou rarement).
Partout, c’est le même ras-le-bol : les Tunisiens sont épuisés de ces grèves à répétition. Depuis l’annonce le 30 avril 2019, les stations-service ont été prises d’assaut et de longues files se sont formées par des usagers venus s’approvisionner en carburant, ce qui a créé des bouchons monstres dans les alentours des kiosques.
Jusqu’à une heure tardive de la soirée du 1er mai 2019, ceux qui habitent aux environs des rares kiosques qui avaient encore du fuel, entendaient encore les klaxons et parfois des disputes d’automobilistes à bout, après des heures d’attente.
Ce matin, des embouteillages persistaient autour des stations-service opérationnelles. Pour d’autres et même si elles n’ont pas de carburant, il y avait un mouvement inhabituel autour d’elles et un stationnement anarchique de véhicules, certains conducteurs attendant un possible réapprovisionnement –NDLR la société publique de distribution de pétrole ayant ses propres camions, certains kiosques continuent d’être réapprovisionnés, mais ne peuvent en aucun cas subvenir à l’ensemble de la demande du Grand Tunis.
Des chauffeurs de taxi, n’ayant pas de carburant, refusaient et refusent encore de prendre des clients.
Une exaspération générale exprimée sur les réseaux sociaux par plusieurs personnes, connues ou pas, dont Borhen Bsaïes. Pour lui, tout ceci ne peut se passer que dans des pays en guerre.

Pour rappel, lors de leur première grève mi-décembre 2018, les chauffeurs réclamaient d’être soumis à la convention du pétrole (qui englobe les multinationales Shell, Total) et non pas celle du transport de marchandise : la différence leurs salaires vont doubler pour ne pas dire tripler.
I.N










