A l’occasion du lancement de la 2e édition de la Saison Bleue, prévue durant les mois de juin et de septembre 2019, une rencontre-débat avec les journalistes a été organisée ce jeudi 2 mai 2019, à l’hôtel Laico de Tunis pour présenter le programme de cette manifestation écologique ainsi que ses nouveaux acteurs.
Pour rappel, la Saison Bleue a l’objectif de mettre en valeur le potentiel maritime de la Tunisie et celui de l’économie bleue tout en sensibilisant sur la vulnérabilité du littoral et de la mer.
L’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, qui cette fois-ci a porté la casquette de président du Musée national de la Marine de France, a expliqué à ses invités que la nouvelle édition de cette initiative écologique sera une occasion pour les municipalités du littoral tunisien ainsi qu’aux associations de participer à l’appel à projets Amwej. Les start-up liées au domaine maritime peuvent elles aussi y participer.
Après une sélection de plusieurs projets, un seul sera finalement choisi et bénéficiera d’une somme entre 500.000 et 600.000 dinars pour le mettre en place, a expliqué M. Poivre d’Arvor. Un accompagnement en termes d’expertise sera également octroyé au porteur de ce projet.
Cette année, Pascal Lamy, ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et ancien président de l’Institut Jacques Delors, sera le président du Forum de la Mer, événement prévu pour le 21 septembre prochain, à Bizerte.
Il a, dans ce sens, indiqué que le tourisme est l’exemple parfait sur le sujet de la globalisation et qu’il est nécessaire de passer à l’acte pour faire face au problème de la globalisation en Tunisie, ajoutant : « Il y a un moyen de faire améliorer la situation et faire bouger les choses ».
De son côté, Geneviève Pons, ancienne directrice du bureau européen du Fonds mondial pour la nature (WWF) ainsi que du service juridique du Bureau International du Travail (BIT) a indiqué, lors de sa prise de parole, qu’elle a été choquée, à son arrivée en Tunisie il y a quelques années, de découvrir l’état du littoral et de voir la dépouille de plusieurs tortues sur le rivage de Djerba.
« La Tunisie est très exposée et est victime du changement climatique ainsi qu’à la pollution de la mer méditerranée. Le trafic routier a un impact majeur sur la pollution. C’est pourquoi, il faut utiliser des moyens électriques hybrides et réduire la consommation de l’énergie. La gestion de l’eau est un autre problème et il faut économiser les ressources d’eau », a-t-elle expliqué, ajoutant : « La Tunisie a pris des initiatives courageuses en signant la Cop 21. Les solutions existent, il faut donc agir ! ».
E.B.A.










