Stéphane Dujarric, porte-parole d’António Guterres, secrétaire général de l’ONU a évoqué le 3 mai 2019, lors d’un point de presse, l’affaire du fonctionnaire onusien, Moncef Kartas arrêté en Tunisie depuis le mois de mars.
M. Dujarric a indiqué que le gouvernement tunisien a fourni des documents concernant les poursuites judiciaires engagées contre Moncef Kartas. Selon le porte-parole, ces documents sont en cours d’analyse par l’ONU.
Il a par ailleurs affirmé que la position de l’organisation reste inchangée : « L’arrestation et la détention de M. Kartas n’étaient pas conformes aux obligations de la Tunisie en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies et il devrait être immédiatement libéré jusqu’à ce que le problème soit réglé ».
Pour rappeler les faits, Moncef Kartas avait été arrêté le 28 mars 2019 et de graves accusations pèsent contre lui. Des accusations d’espionnage qui relèvent de la sûreté de l’Etat.
Il faut dire aussi que le fonctionnaire onusien n’est pas diplomate affecté en Tunisie, mais en Libye. De ce fait, la Convention évoquée par le porte-parole de l’ONU ne s’applique pas dans ce cas. Par ailleurs, c’est bien le juge en charge de l’affaire qui a pris la décision d’arrêter Moncef Kartas et non pas l’Etat tunisien…
I.L










