Le porte-parole d\’Ennahdha Imed Khemiri a condamné, ce mercredi 15 mai 2019, l\’incident dont le chef islamiste, Rached Ghannouchi a été victime à bord d\’un vol Tunisair, affirmant son rejet catégorique de toute violence physique ou verbale visant les personnalités politiques.
Dans ce sens, Khemiri a souligné, dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, l\’importance de respecter les différences et les divergences d\’opinion appelant toutes les parties politiques à condamner ces actes « irresponsables et inadmissibles« .
Rappelons qu\’une passagère à bord d\’un vol Tunisair vers Paris s\’était adressée au président d\’Ennahdha, Rached Ghannouchi, à bord du même vol, lui rappelant le bilan catastrophique ainsi que le passé sanguinaire de son parti.
Le chef islamiste a gardé son sang froid durant les propos de la voyageuse alors que des membres de la délégation de Ghannouchi dont son gendre Rafik Abdessalem ont tenté de calmer la dame sans succès.
Dans un autre contexte, le porte-parole d\’Ennahdha a commenté les appels au rappatriment de l\’ancien chef de l\’Etat, Zine El Abidine Ben Ali relevant que ce dernier était « un citoyen tunisien comme tout autre citoyen« .
Et d\’ajouter qu\’il a le droit de revenir en Tunisie s\’il se conforme à la loi et fait face aux verdicts prononcés à son encontre.
Plusieurs personnalités politiques à l\’instar de l\’ancien ministre des Domaines de l\’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid ainsi que Mohsen Marzouk, président de Machrouû Tounes ont pris la défense de Ben Ali soulignant que l\’ancien chef de l\’Etat avait le droit de renter en Tunisie dans le cadre de la démocratie et de la justice transitionnelle.
Ces parties ont également appelé à oublier la vengeance et la rancune d\’autant plus que le retour de Ben Ali s\’inscrit dans le cadre de l\’instauration de la démocratie et de la justice transitionnelle.
B.L










