Le député Al Karama, Mohamed Affes, a estimé lors de son intervention ce mardi 3 mars 2020 à l’ARP que « tous ceux qui ont un avis différent sont aujourd’hui accusés de takfirisme [accusations d\’apostasie] ».
« Nous n’avons pas honte du takfirisme en tant que jugement de la Chariâa » a-t-il lancé, avant d’être interrompu par le vice-président de l’ARP qui lui a signifié que l’hémicycle n’était pas le lieu adéquat pour émettre des fatwas.
Une altercation verbale a eu lieu aujourd\’hui lors de la plénière à l’ARP. Elle a opposé, d\’un côté, les élus d’Ennahdha et d’Al Karama, et de l\’autre, ceux du parti destourien libre (PDL) avec à leur tête Abir Moussi. Une altercation qui a donné lieu à un échange d\’insultes des deux côtés.
Abir Moussi a dénoncé ce qui a été dit à l’encontre des élus de son bloc, estimant que le takfir [accusation d’apostasie] est une violence politique et une incitation au meurtre.
M.B.Z










