Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Kaïs Saïed : où est passé l’argent des campagnes électorales ?

 

Le président de la République, Kaïs Saïed, qui présidait ce mardi 31 mars 2020, du Conseil de la sécurité nationale, a affirmé dans son discours que les mesures sociales ont tardé à venir et que l’Etat n’a pas répondu à temps aux appels des pauvres, touchés de plein fouet par la crise sanitaire.

« Des jeunes volontaires ont fait preuve de solidarité mais ont trouvé des difficultés à distribuer les aides. Celui qui veut se porter volontaire doit aussi le faire de son propre chef et non pour servir une quelconque partie » a déclaré le chef de l’Etat.

 

Le président a exprimé ses remerciements au personnel médical et aux forces militaires et sécuritaires pour leur effort dans la lutte contre le Convid-19.

« Je veux rassurer les Tunisiens. Nous sommes avec vous et nous mettrons tous nos efforts pour répondre à vos attentes et surtout à celles des plus démunis. Il y a des gens qui ont été très lésés, il y a des gens qui sont en marge du circuit économique. Il y a des gens qui ne sont même pas comptabilisés dans les statistiques, qui ont aujourd’hui perdu leur moyen de subsistance et tout cela est à prendre en compte. Nous sommes un seul Etat et les décisions sont celles de l’Etat tunisien et il n’y a pas de place pour une quelconque concurrence » a-t-il poursuivi.

 

Kaïs Saïed a ajouté que des erreurs ont été commises à l’instar de la gestion de certaines personnes mises en quarantaine. « Des fautes ont été aussi commises concernant les Tunisiens bloqués à l’étranger, un Etat a proposé hier des sièges pour rapatrier les Tunisiens mais la Tunisie a refusé prétextant que nous ne disposons pas d’endroit pour accueillir ces quinze passagers au point que le représentant du pays en question a présenté des excuses à la Tunisie. Je ne nie pas les efforts du gouvernement dans ce sens mais il y a des fautes qu’il faudra rattraper » a souligné le président.

 

Le chef de l’Etat a appelé à la révision des méthodes de travail et à prendre des mesures capables de fournir les denrées de base à tous les Tunisiens. Il a appelé l’ARP et le gouvernement à amender le code pénal pour que soit puni en tant que criminel de guerre celui qui est coupable de monopole des denrées alimentaires dans ce contexte de crise sanitaire.

 

« Certains entrepôts sont remplis de semoule et pourtant, il y a des gens qui se cachent derrière leur postes pour échapper aux sanctions. Il faut prendre des mesures sévères contre ceux-là. Il y a beaucoup d’argent mais une mauvaise répartition, en 2012 près de 13 millions de dinars étaient dus à des personnes impliquées dans la corruption, leur argent est dans les banques. Pourquoi cet argent qui revient au peuple tunisien n’est pas chez le peuple tunisien ? La vraie réconciliation est celle qui est faite avec le peuple et aujourd’hui où est cet argent ? C’est le droit du peuple et doit revenir au peuple. Si nous étions en campagne électorale l’argent serait apparu. La crise financière que nous traversons est due à d’autres raisons qui conduisent au déséquilibre financier et aujourd’hui je pense que de nouvelles mesures rapides doivent être prises car celui qui est affamé revendiquera ses droits et nous devons y répondre. C’est un grand défi et nous réussirons à le relever » a-t-il conclu . 

 

 

M.B.Z

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *