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Peine de mort – Chokri Latif dénonce une instrumentalisation politique

 
Le président de la Coalition tunisienne contre la peine de mort (CTCPM), Chokri Latif, a été l’invité de Boubaker Ben Akacha, dans Midi Show du lundi 28 septembre 2020 sur Mosaïque FM. Il est revenu sur les appels à la réactivation de la peine capitale en Tunisie.  
 
Notant que tant que l’État ne jouait pas son rôle dans la lutte contre le crime en travaillant, notamment, sur les causes, il a soutenu que la peine de mort ne résoudrait pas la prolifération du crime. 
 
” En Arabie Saoudite où la peine de mort est appliquée (selon la chariaa islamique) les crimes n’ont pas disparu. Cette sanction n’est pas dissuasive. Le taux de criminalité est toujours en hausse. De même aux États-Unis. Au Texas par exemple la peine de mort est appliquée et pourtant le taux de criminalité est bien plus important que celui des états qui n’appliquent pas cette sanc
tion, car l’État ne lutte pas contre la prolifération des armes et de la drogue, entre autres”, a-t-il expliqué ajoutant que la peine de mort est ”discriminatoire” car souvent appliquée aux criminels issus des ”classes défavorisées”. 
 
”Une étude que nous avons réalisée en 20212 a démontré que la majorité des personnes condamnées à la peine de mort est issue des classes pauvres, certains sont chômeurs ou des paysans démunis. Pire ils sont originaires des régions défavorisées et marginalisées. Le même constat est réapparu dans une autre étude réalisée en 2019”, a-t-il avancé. 
Évoquant des cas de personnes condamnées à tort à  la peine de mort, il a rappelé le caractère irréversible de cette sanction et les conséquences que cela pourrait avoir. 
Interpellé sur les alternatives que la CTCPM propose, il a indiqué que les individus ”asociaux” devraient, à titre d’exemple, être privés de liberté. 
 
Ceux qui souffrent de pulsions criminelles devraient être poursuivis pour ensuite être placés dans un hôpital psychiatrique ou en prison sans avoir la possibilité d’en sortir”, a-t-il déclaré. 
 
Il a dénoncé par ailleurs une instrumentalisation politique de l’affaire précisant que certaines parties s’opposaient au principe d’un État civil et les droits de l’homme. ”Ils veulent réinstaurer la chariaa et les houdoud”, a-t-il estimé.
 
 
N.J.


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