Les premiers éléments de l’enquête de police menée contre les agresseurs du député d’El Karama Ahmed Mouha ont conclu qu’il ne s’agit pas d’une affaire politique et encore moins d\’un acte terroriste comme l’ont qualifiée les membres du parti.
D’après le ministère de l’Intérieur, il s’agit de deux délinquants en état d’ivresse. Les deux hommes ont surveillé, dans un premier temps, la porte d’une boîte de nuit dans l’espoir de braquer l’un de ses clients. N’ayant pas pu atteindre leur objectif, ils ont changé d’endroit en se dirigeant vers la vieille ville de Bizerte. C’est en y allant qu’ils ont croisé le chemin de Ahmed Mouha.
Ils ont assuré tous les deux qu’ils ne connaissaient pas son identité. Ils l’ont frappé avec un couteau à la tête, mais vu la profondeur de la blessure, le sang et les cris de la victime, ils ont pris la poudre d’escampette sans le voler.
Les différents membres d’El Karama crient au scandale par rapport au scepticisme observé par rapport à cette affaire par les médias et les politiques. Pour eux, il s’agit d’une agression politique et terroriste qui exige que l’on organise des plateaux télé spécialement pour le sujet.
Le Parlement s\’est lui aussi exprimé sur cette agression. Dans un communiqué publié hier, le bureau de l\’ARP a estimé qu\’une telle agression peut être considérée comme une tentative d\’assassinat politique, ajoutant qu\’il s\’agit d\’une atteinte à l\’Etat et à tout le processus démocratique.
R.B.H










