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Imed Hammami : la décision d’Ennahdha contre Elyes Fakhfakh a été hâtive !

 

Ennahdha était en tort en décidant d’entrer dans un bras de fer contre Elyes Fakhfakh. C’est ce qui ressort des confidences faites jeudi 8 octobre 2020 par le dirigeant nahdhaoui et ancien ministre Imed Hammami au micro de Chaker Ben Cheikh dans son émission «Hadha El Massa» sur la Wataniya 1.

 

M. Hammami a ainsi estimé que les torts sont partagés dans la crise politique qui a duré de la démission de Elyes Fakhfakh jusqu’à la prise de pouvoir de Hichem Mechichi et que la responsabilité est commune entre les partis politiques faisant partie de la coalition gouvernementale ou la majorité parlementaire d’une part, et le gouvernement qui ne s’est pas défendu, d’autre part.

Et de soutenir : « La décision de faire une motion de censure contre Elyes Fakhfakh a été prise à la hâte et l’affaire du conflit d’intérêt a été amplifiée, le tout pour utiliser ce dossier à des fins qui existaient déjà dès la constitution du gouvernement », n\’écartant pas l\’implication de décideurs de Ennahdha, de Qalb tounes ou d\’autres partis politiques.

 

 

Imed Hammami a souligné dans ce cadre : « Jusqu’à cette heure, aucune autorité judiciaire ou administrative n’a émis de verdict de culpabilité contre Elyes Fakhfakh dans l’accusation de conflit d’intérêts, ce qui prouve selon lui que la décision était hâtive ! ».

En contrepartie, il a admis qu’il y a eu une réaction excessive de la part de M. Fakhfakh en limogeant les ministres d’Ennahdha, qui n’était pas acceptable démocratiquement, sachant que lui-même a été dans une situation aussi inadmissible : un parti politique faisant partie d’une coalition au gouvernement qui dépose une mention de censure contre le chef du gouvernement.

Des décisions que l’ancien ministre reproche aux décideurs d’Ennahdha. Pour lui, la faute de Elyes Fakhfakh se résume au fait qu’il aurait dû faire exception pour le ministre de la Santé en le maintenant en poste, en cette période de crise sanitaire, chose qui allait mettre Abdellatif Mekki dans l’embarras, mais si ce dernier avait démissionné la faute serait sienne.

 

I.N

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