La présidente du PDL, Abir Moussi, est intervenue ce jeudi 3 décembre 2020, sur Shems FM, pour revenir sur les actions menées par son parti contre l’Union de Karadhaoui à Tunis.
Abir Moussi a souligné que de nombreuses « écoles » propageant la pensée takfiriste fleurissent dans le pays et que l’Union octroie des licences alors qu’elle n’a aucune affiliation ni avec le ministère de l’Education ni avec celui de l’Enseignement supérieur.
« Après on vient dire qu’il existe une formation locale des terroristes alors que des imams formés par cet organisme sont recrutés dans les mosquées et que sa pensée est diffusée à travers ces recrues. Il existe aussi un danger sur le modèle de société et sur la femme en particulier. Ce que ne dit pas cette organisation c’est que son but réel est le changement du système politique, ça elle le cache pour ne pas montrer son vrai visage. Ils ont un ministère de l’Education à eux tous seuls et c’est très dangereux. Le ministère des Affaires religieuses est totalement dépassé » a-t-elle précisé.
Sur la nomination de Mohamed Ghariani, ancien secrétaire général du RCD en tant que conseiller de Rached Ghannouchi, Mme Moussi a annoncé que son parti va déposer une plainte contre le chef du gouvernement, Hichem Mechichi auprès du Tribunal administratif et une plainte au pénal contre le président de l’ARP.
« Mohamed Ghariani était le numéro trois de l’ancien système, c’est lui qui avait les commandes de l’appareil du RCD. Cela prouve que ces gens n’ont aucun principe. Ils disent que l’ancien système les a opprimés et torturés, ce sont des hypocrites sans scrupules, ils ne sont pas contre l’ancien système pour une question de principe mais sont contre ceux qui ont refusé de se soumettre et de courber l’échine devant eux. Maintenant celui qui veut des réponses du RCD, ou l’insulter n’aura qu’à monter au deuxième étage. Rached Ghannouchi, en tant que président de l’ARP, n’a pas les prérogatives pour nommer un conseiller en charge du dossier de la réconciliation car cela est politique et cette nomination est censée être administrative. On nomme donc un administratif pour une mission politique et cela est contre la loi» a-t-elle expliqué.
Abir Moussi a enfin affirmé que son parti ne prendra pas part à l’initiative de l’UGTT sur le dialogue national. « Je ne parle pas des autres, cela ne sert à rien, mais concernant l’UGTT nous n’avons pas été consultés et nous estimons que l’heure n’est plus au dialogue mais à l’action. A chaque fois que le système actuel mené par les extrémistes est à bout de souffle, on engage un dialogue pour le sauver et les réhabiliter. Celui qui veut sauver le pays doit faire pression sur le gouvernement pour engager les réformes. Tout le monde connaît le mal mais personne n’a le courage de crever l’abcès. La solution est l’amendement de la constitution pour rompre avec la dispersion des décisions et l’annihilation des gouvernements. Ils ne veulent pas, en off on est tous d’accord, les forces modernistes bien sûr pas les extrémistes et leurs affiliés, mais au moment de passer à l’action beaucoup se rétractent malheureusement » a-t-elle poursuivi.
Sur les accusations proférées à son encontre par le député Ennahdha, Noureddine Bhiri, quant à des soutiens étrangers et plus précisément Emiratis, elle a appelé ses détracteurs à soumettre ne serait-ce qu’une once de preuve dans ce sens.
« A Bhiri je souhaite un prompt rétablissement, apparemment il a été frappé par un mal très grave, peut-être suite aux tiraillements internes de son mouvement, il ne sait plus quoi dire et il est devenu pro du mensonge… Je lui dis aussi d’aller réviser ses cours d’histoire géo, Ben Salmane n’est pas le prince des Emirats » a conclu Abir Moussi.
M.B.Z










