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Tarek Ftiti : L’Assemblée est une poudrière !

 

Le deuxième vice-président du Parlement, Tarek Ftiti, était l’invité, ce vendredi 18 décembre 2020, de Hamza Belloumi sur Shems FM, une occasion de revenir sur les récents évènements violents et les tensions qui règnent à l’ARP.

 

« Je me retiens et me calme avant et pendant les séances plénières pour ne pas me mettre en colère mais ce n’est pas facile car je ne suis pas comme ça de nature. Ce qui s’est passé est très moche et, ayant été présent lors des évènements du Bardo, j’ai d’abord cru à un acte terroriste quand j’ai vu le visage ensanglanté de mon collègue et pendant quelques secondes j\’ai été traumatisé, maintenant on me dit que ça arrive ailleurs et que ce n’est pas si grave, nous n’avons pas encore la même démocratie qu’ailleurs et ce genre de choses ne doit pas arriver » a-t-il commencé par expliquer.

 

Sur l’impopularité grandissante de l’ARP, Tarek Ftiti a affirmé qu’il est normal qu’une institution placée 24h/24 sous les feux des projecteurs puisse susciter une telle réaction, que l’Assemblée est au cœur de la politique et que les élections ont donné naissance à un Parlement marqué par les clivages. « C’est une vraie poudrière, des partis sont viscéralement opposés et l’étincelle peut être provoquée à n’importe quel moment. Même le Bureau de l’ARP est difficile à réunir et les séances sont toujours interrompues, ce qui est regrettable. J’appelle mes collègues à la raison, nous devons dialoguer et travailler ensemble pour avancer, c’est notre unique option » a-t-il ajouté.

 

Tarek Ftiti a enfin souligné que le bureau de l’ARP se réunira au mois de janvier pour réexaminer le règlement intérieur et tenter de fixer des limites aux interventions « hors-sujet » des députés. « Il faut qu’ils comprennent que leur droit à la parole, leur position et leur micro sont une responsabilité. Que cette tribune ne doit pas être instrumentalisée pour véhiculer des opinions, pour viser des organismes nationaux et pour dire tout et n’importe quoi… ils ont les réseaux sociaux pour ça » a conclu M. Ftiti.

 

 

Rappelons que les députés du bloc démocrate, Anouar Bechahed, Samia Abbou et Amal Saïdi ont été agressés physiquement par des députés d’Al Karama lundi 7 décembre 2020, en marge de la réunion de la Commission de la Femme à l\’Assemblée des représentants du peuple.

 

L\’agression a eu lieu dans les couloirs de l\’Assemblée, après la réunion de la commission organisée en réaction aux propos misogynes tenus par l\’élu Mohamed Affes. Les députés agresseurs étaient Seif Eddine Makhlouf, Zied Hachemi et Mohamed Affes, d\’après les déclarations de Amal Saïdi.

 

M.B.Z

 

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