Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Brahim Bouderbala, est revenu, lundi 21 décembre 2020, sur la polémique de l’accord signé entre l’Association des magistrats tunisiens (AMT) et la présidence du gouvernement sans le consentement du Syndicat des magistrats tunisiens (SMT).
Cet accord conclu, vendredi 18 décembre, vient consacrer, selon le président de l\’Association des magistrats tunisiens Anas Hmaidi, les principes d’indépendance du pouvoir judiciaire et poser les outils pour développer les services judiciaires. La grève sectorielle a, d’ailleurs, été levée au terme de la signature de cet accord, rejeté par le SMT.
Il a souligné, dans une déclaration à la TAP, la nécessité de fédérer les efforts afin de mettre en place une stratégie commune pour réformer la justice tunisienne.
Rappelant que l’Ordre des avocats tunisiens considère que la perturbation du fonctionnement du secteur a un impact négatif la paix sociale, il a affirmé que les tiraillements entre les différentes structures représentant les juges avaient été et seraient toujours à l’origine de la dégradation de la situation du secteur.
Il a soutenu, également, que le Parlement devrait intervenir pour solutionner la crise notant que le moyen idéal serait une loi décrétée par l’Assemblée des représentants du peuple.
Brahim Bouderbala a exprimé son inquiétude quant à l’absence de « sages » capables d’œuvrer dans le seul intérêt du pays qualifiant ce qu’il se passe de « destruction de la patrie ».
N.J.










