Le secrétaire général d\’Attayar, Ghazi Chaouachi, a vivement critiqué le président de la République et son projet, en assurant que la consultation est une arnaque et une tentative pour le légitimer.
Dans une interview accordée à l\’émission Midi Med sur Radio Med, M. Chaouachi a expliqué :
« Nos peurs sont claires :Premièrement, le calendrier de la consultation électronique nationale, de la commission qui fera le rapport de synthèse, du référendum concernant la constitution, les élections anticipées du 17 décembre est parachuté, n’a aucune relation avec les prérogatives du chef de l’Etat, est inadmissible du point de vue de la forme et du fond et nous n’allons pas y adhérer peu importent les raisons.
Deuxièmement, cette consultation électronique est une arnaque aux Tunisiens et une tentative du président pour légitimer son projet en se référant à un appui populaire et en se basant uniquement sur les 1% de participants ».
Et d’illustrer ses propos par un proverbe tunisien détourné : « le chef de l’Etat a une envie qu’il veut nous imposer dans notre dîner ».
S’adressant à Kaïs Saïed, le dirigeant Attayar a assuré : « Moi, je vous dis M. le président que vous ne pouvez rien imposer et l’avenir le prouvera ».
Et d’ajouter : « Ce projet restera une illusion et un fantasme dans son esprit et il ne pourra pas l’appliquer, parce que les Tunisiens qui sont sortis le 25 juillet pour le soutenir réclamaient l’amélioration de leur situation économique et sociale. Il s’agit d’une priorité des Tunisiens avec un parlement qui les représente, qui porte leurs souffrances et qui est apte à réaliser un minimum de leurs attentes ainsi qu’un gouvernement capable de faire face à la crise et d’améliorer la situation. Ces personnes n’ont demandé ni de nouvelle constitution, ni de consultation qui n’est pas issue d’un processus participatif débouchant sur un accord sur ses résultats.
Or, la consultation est faite hors de la constitution et veut imposer la réalité du projet présidentiel ; Je ne pense pas que cette initiative va réussir ! »
Pour lui, le président est quotidiennement en train de perdre de sa popularité et de sa légitimité. «Aujourd’hui, la politique du chef de l’Etat, son discours et ses choix sont une menace qui plane sur le pays. Le président lui-même est devenu une menace pour les Tunisiens. Les Tunisiens doivent se réveiller ! On ne peut pas laisser le chef de l’Etat saboter l’expérience démocratique en Tunisie et détruire l’Etat tunisien », a-t-il martelé.
I.N










