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Abir Moussi : arrêtez votre hypocrisie !

 

La présidente du PDL (parti destourien libre), Abir Moussi a publié une vidéo en direct, ce jeudi soir, 10 février 2022, depuis le lieu du sit-in de son parti près du siège de l’Union des Oulèmas musulmans. Elle a rappelé que son parti avait déjà mis en garde et milité pendant des années pour mettre en évidence les financements qataris au profit du parti Ennahdha.

 

Abir Moussi a indiqué que le PDL avait déjà pointé l’implication du mouvement Ennahdha dans des opérations terroristes profitant des financements qataris, considérant que ceux qui se sont dits « surpris » par les révélations du comité de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi « ne sont que des hypocrites ».

 

Dans ce contexte, la présidente du PDL a passé en revue les différentes plaintes déposées devant la justice depuis 2017, mais rejetées à l’époque. « Pourquoi personne n’avait relevé la complicité de la justice à cette époque ? » s’est-elle interrogée. Elle a, également, rappelé les évènements survenus à l’assemblée et les agressions qu’elle avait subie, notamment son agression lors de la plénière dédiée à l’adoption de la convention avec le Qatar contre laquelle elle s’y est opposée.

 

D’autre part, la présidente du PDL s’est arrêtée sur le discours du président de la République durant lequel il avait fait référence au philosophe Ibn Misqawah. « Une petite recherche a permis de voir de que philosophe et historien avait servi le plus grand prince de la dynastie būyide ‘Adud al-Dawla. La dynastie būyide fût la plus puissante des dynasties qui aient gouverné l\’Irān islamisé avant la conquête des Turcs. Ainsi, il faut être vigilent sur ce point, et éviter qu’on se retrouve face au chiisme et la politique iranienne ».

 

Par ailleurs, la présidente du PDL a appelé qu’il était nécessaire de passer à la reddition des comptes soulignant qu’il ne faut pas se contenter des effets d’annonce et de passer au jugement et à la prise de décision efficace.

Dans ce contexte, elle a estimé qu’il n’était plus possible de maintenir Rached Ghannouchi à la tête du Parlement. « Comme le président de la République avait dissous le CSM, bien que cela ne soit pas légal dans le cadre des mesures exceptionnelles, il doit dissoudre le Parlement, puisqu’il est l’origine du danger imminent ayant imposé l’activation de l’article 80. Avec toutes les révélations, Rached Ghannouchi ne peut être président du Parlement. Il doit être arrêté et jugé pour tous les faits qui lui sont reprochés ».

 

S.H

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