La mise en demeure de Noureddine Bhiri a été suspendue dans la soirée du lundi 7 mars 2022. Il a ainsi pu quitter l’hôpital de Bizerte en « ambulance étatique », jusqu’à chez lui, à Tunis.
Au lendemain de son retour, le conseiller de Rached Ghannouchi, Meher Medhioub, a déposé une plainte pour enlèvement et séquestration auprès de la Commission des droits de l’homme de l’Union parlementaire internationale, contre l’Etat tunisien.
Dans cette plainte publiée sur le profil Facebook du conseiller, on fait état de graves dégâts physiques et psychologiques, « irréparables » qui toucheraient aujourd’hui Noureddine Bhiri.
Dans son message, M. Medhioub demande à l’organisme de protéger l’ancien ministre et ne manque pas de saluer « les efforts sincères » de l’Union parlementaire internationale qui vient en aide aux parlementaires dans tout le monde. Il rappelle aussi qu’il ne s’agit pas là de la première plainte déposée par Noureddine Bhiri.
En attendant les résultats du test médical que le député islamiste a subi à sa sortie de l’hôpital, le Conseiller de président du parlement « gelé », demande à l’Etat tunisien de prendre en charge Mr. Bhiri et « d’arrêter les campagnes de dénigrement qui le visent ».
Dans son message, il demande aussi à ce que « toute la lumière soit faite » sur le présumé « enlèvement et séquestration » que l’ancien ministre de la Justice aurait subi.
Le conseiller islamiste a en conclusion invité les membres, étrangers, de la Commission à venir à Tunis, afin de « relever » l’Etat de Noureddine Bhiri.
S.A










