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Kamel Jendoubi : le calendrier de Saïed vise à prolonger l’état d’exception

 

L’ancien président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et président du groupe d’experts des Nations-Unies sur la guerre au Yémen, Kamel Jendoubi, était présent dimanche 13 mars 2022, avec Hamza Balloumi sur les ondes de Mosaïque Fm, pour revenir sur les derniers développements sur la scène nationale, mais aussi, sur le calendrier annoncé par le président de la République concernant les prochaines échéances politiques.

 

Kamel Jendoubi a indiqué que ce calendrier est composé de « dates symboliques », soulignant qu’il ne peut affirmer s’il va aboutir réellement à des élections ou pas. « Ce calendrier a pour objectif de prolonger l’état d’exception puisque le président de la République avait annoncé au départ que les mesures exceptionnelles du 25-juillet ne dureraient que deux mois ».

Par ailleurs, il s’est interrogé en ces termes : « S’il va y avoir des élections, est-ce qu’elles vont aboutir à un régime permanent ou provisoire ? Concernant le processus, et le point de départ relatif à « la consultation nationale », il est clair que nous ne pouvons nous fier à ses résultats pour construire l’avenir du pays, tenant compte de la démarche et du faible taux de participation. Entretemps, le président de la République s’est, déjà, prononcé en faveur d’un régime présidentiel lorsqu’il a annoncé les résultats préliminaires faisant état que 80% de Tunisiens favorables à ce régime ».

 

M. Jendoubi a poursuivi en indiquant que la commission qui serait mise en place pour déterminer les réformes qui devraient être soumises au référendum, ne s’intéresserait pas uniquement à la loi électorale, mais à tous les éléments en rapport avec le climat électoral, dont les lois sur les partis politiques, les associations, la presse et les médias. « La question se pose quant à la composition de cette commission. Serait-elle ouverte à l’opposition ou formée que par ses partisans ? ».

« Maintenant, et en passant au référendum, on s’interroge sur la partie qui le supervisera, puisqu’il est clair que la tendance va vers la suppression de l’Isie, après la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature », indique-t-il. Dans ce contexte, il a ajouté que la suppression d’une instance indépendante aurait un impact très négatif sur l’image de la Tunisie, ainsi que sur tout le processus du 25-juillet, notamment à l’échelle internationale.

Ainsi, il a affirmé : « A mon sens, les élections devraient avoir lieu afin de limiter et réduire l’image négative renvoyée par les dépassements ayant entaché le processus du 25-juillet ».

 

S.H

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