« Je n’ai pas tiré sur vous à la chevrotine ». C’est ce qu’a avancé le gouverneur de Tunis, Kamel Fekih, lundi 21 mars 2022, en réponse aux attaques du secrétaire général du Parti des travailleurs, Hamma Hammami. Celui-ci a comparé le gouverneur de Tunis à l’ancien ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh en réaction aux restrictions de rassemblements dans l’avenue Habib Bourguiba décidées par Kamel Feki vendredi dernier.
Pour sa défense, le gouverneur de Tunis a évoqué, dans une interview accordée à Diwan FM, le drame des tirs de chevrotine qui a eu lieu à Siliana en 2012, quand le dirigeant nahdhaoui était à la tête du ministère de l’Intérieur. Les forces de sécurité avaient alors tiré sur des manifestants qui revendiquaient le développement dans la région pour les disperser, causant morts et blessés.
Il a ajouté, par ailleurs, que ceux qui disposent de sièges aux Berges du Lac n’avaient qu’à organiser leurs manifestations dans le quartier en question. « Que viendraient-ils faire chez nous ? », a-t-il lancé avant de signaler qu’il accorderait des autorisations de manifester à tous ceux qui le souhaitent mais ailleurs qu’à l’avenue Habib Bourguiba.
Vendredi alors que les appels à manifester contre le président de la République et pour célébrer le 66eanniversaire de l’Indépendance se multipliaient sur les réseaux sociaux, le gouverneur de Tunis a annoncé que l’artère principale du centre-ville – celle où des milliers de manifestants ont crié « dégage », un 14 janvier 2011 – serait, dorénavant consacrée à des manifestations et activités culturelles, uniquement.
N.J.










