La directrice du jardin d’enfants de Fouchana (gouvernorat de Ben Arous) où un enfant a été laissé seul devant l’établissement, la porte fermée, a été condamné à huit mois de prison. C’est ce qu’a affirmé, mercredi 23 mars 2022, la présidente de la Chambre syndicale nationale des crèches et des jardins d\’enfants, Nabiha Kammoun Tlili.
Au micro de Myriam Belkadhi dans l\’émission La Matinale sur Shems FM, Mme Kammoun Tlili s’est dite choquée par la sentence, qu’elle estime avec le reste du secteur comme étant « trop sévère » par rapport aux faits reprochés. Et de soutenir que le verdict est disproportionné par rapport à un « oubli » et une « erreur », en soulignant que l’enfant n’a pas été maltraité physiquement, qu’il a juste été oublié pendant trois minutes devant l’établissement et qu’en plus la directrice n’était pas présente, étant en formation avec le ministère.
La présidente a indiqué que le corps de métier s’attendait à ce que l’établissement soit fermé, que la directrice écope d’une amende, mais pas à un jugement aussi sévère.
Pour elle, il n’est pas normal que la directrice doive rendre des comptes seule alors qu’elle a laissé un responsable, l’un des cadres, gérer l’établissement à sa place, pendant son absence.
En outre, Nabiha Kammoun Tlili a indiqué que l’ensemble de l’affaire repose sur un litige et une querelle entre voisins et que la femme qui a filmé en voulait à la directrice. D’ailleurs pourquoi n’a-t-elle pas frappé à la porte pour aider l’enfant au lieu de filmer la scène et de la mettre sur les réseaux.
Et d’indiquer que la propriétaire du jardin d’enfants s’est engagée à fermer son établissement jusqu’à ce que l’enquête soit finalisée.
La directrice, qui avait été entendue par les services de sécurité, avait déclaré qu’elle participait à une formation au moment des faits et que le cadre pédagogique qui était sur place lui avait affirmé que les enfants étaient en train de jouer dans l\’espace arrière du jardin d’enfants et qu’au moment où ils sont retournés à l’intérieur, un enfant était resté dehors et avait commencé à crier avant qu’on lui ouvre la porte. Le cadre pédagogique avait nié toute volonté de punition ou maltraitance de l’enfant en question.
I.N










