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Samir Dilou : Kaïs Saïed est une des erreurs de ceux qui étaient au pouvoir

 

L’avocat et membre du Front de Salut, Samir Dilou, est revenu, lundi 7 novembre 2022, sur l’évolution de la situation politique en Tunisie à quelques semaines des élections législatives anticipées prévues par le président de la République, Kaïs Saïed, dans le cadre de son entreprise juilletiste.
 
 
Invité de Myriam Belkadhi dans la Matinale de Shems FM, il a affirmé que le Front continuerait à faire pression sur le pouvoir en place notant, toutefois, que ce mouvement d’opposition à Kaïs Saïed revendique un dialogue pour que les acteurs de la scène politique puissent trouver une alternative susceptible de sortir le pays de sa crise multidimensionnelle. 
 
Il a signalé, dans ce sens, que le chef de l’État – avec ses prérogatives « quasi-divines » –  n’avait fait qu’aggraver la crise. « A chaque fois qu’il met la main sur quelque chose, il nous plonge dans de nouveaux problèmes », a-t-il avancé rappelant la crise diplomatique avec le Maroc, la nouvelle constitution et la « mascarade » des législatives prévues en décembre. 
 
 
Ajoutant que le populisme et l’anarchie n’ont réussi nulle part, il a indiqué que, par sa gouvernance, Kaïs Saïed ne pourrait résoudre les problématiques économiques et sociales qui secouent la Tunisie. « Nous voulons une alternative à Kaïs Saïed, une alternative telle que voulue par le peuple et à travers de vraies élections et non la mascarade du 17 décembre que supervise l’Instance de la gouvernance par les bases (instance supérieure indépendante pour les élections, ndlr) », a-t-il noté qualifiant l’Isie d’une simple coordination de Kaïs Saïed qui, désormais, « fait partie du passé ».  
 
Samir Dilou a fait savoir que plusieurs candidats aux législatives anticipées célébraient déjà leur victoire alors que la campagne électorale n’a même pas commencé. Il a rappelé, ainsi, que plusieurs circonscriptions disposent d’un seul candidat. « On aurait pu désigner les députés par décret et ainsi résoudre le problème ! (…) Le jeu est biaisé », a-t-il lancé sur un ton sarcastique.  
 
Il a signalé que Kaïs Saïed était une erreur de ceux qui étaient au pouvoir expliquant que le chef de l’État n’a jamais caché ses intentions sauf que personne ne l’avait pris au sérieux. « Il considère qu’il a une mission divine à accomplir », a-t-il déclaré avant d’ajouter que Kaïs Saïed n’a fait que profiter d’une crise pour instaurer son pouvoir. 

N.J

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