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Bochra Bel Haj Hmida dénonce le mutisme des progressistes face à certains abus du pouvoir


L’avocate et militante des droits de l’Homme, Bochra Bel Haj Hmida, a réagi, mercredi 16 novembre 2022, à la nouvelle de l’interdiction de voyage visant l’homme d’affaires et président d’Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi. 
 
Le politicien a annoncé, dans la matinée de mercredi, qu\’il avait été interdit de voyage alors qu\’il s\’apprêtait à prendre l\’avion à l\’aéroport Tunis-Carthage, précisant qu\’il n\’a pas été informé du motif de cette décision. 


Bochra Bel Haj Hmida a dénoncé, dans un statut sur sa page Facebook, la position des progressistes rappelant que ceux-ci avaient fermé les yeux sur les abus commis dans ce sens car ils considérent que les interdictions de voyage ne concernent que les terroristes.

 

 

« Il s\’agit souvent de mesures arbitraires qui peuvent atteindre n\’importe qui et il suffit de se fier aux témoignages de jeunes dans les quartiers populaires (…) L\’État tunisien ne deviendra jamais un État de droit tant que nous ne sommes pas tous élevés contre l’abus et les violations de la loi, quelle que soit la cible et quelle qu\’en soit la raison », a-t-elle écrit. 

 

L’avocate a, elle, aussi, été visée par une interdiction de voyage en juillet 2021. Elle a été interpellée à l’aéroport de Tunis-Carthage puis relâchée après « vérification et consultation ».

Plusieurs autres personnalités ont, également, été interdites de voyage telles que l’ancien ministre des Affaires religieuses, Noureddine Khadmi, l’ancien conseiller à la présidence de la République Noureddine Ben Ticha, ou encore les députés Noureddine Balti et Ayachi Zammel.  

N.J. 

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