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Samir Majoul : quand on n’a rien à faire, on tape sur le secteur privé

 

« Quand on n’a rien à faire, on tape sur le secteur privé. Vous n’avez pas le droit de taper sur la poule aux œufs d’or. Vous n’avez pas le droit de taper sur la vache à lait du pays. Il n’y a que le secteur privé qui génère de la croissance, qui emploie, qui investit, qui exporte ». 
 
C’est ce qu’a martelé le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) Samir Majoul, mardi 22 novembre 2022, au micro de Wassim Ben Larbi, dans l’émission Expresso sur Express FM, laissant entendre que le secteur privé a été fortement lésé dans ce contexte de crise qui se perpétue à défaut de solutions efficaces.
 
« Il ne peut y avoir de croissance sans investissement et il ne peut y avoir d’investissement si les entreprises souffrent », a-t-il affirmé notant la nécessité de « libérer le secteur privé, le laisser investir et refaire sa santé » dans le cadre d’un plan de sauvetage économique basé sur « les gisements qu’on n’a pas encore exploité (…) et la restructuration des entreprises publiques pour qu’elles deviennent une locomotive pour le développement et principal soutien pour l’Etat ».  
 
 
Selon Samir Majoul, la Tunisie a « besoin d’un Patriot Act où chacun se rend compte des responsabilités qu’il a envers cette nation » surtout que la situation du pays est tout autant critique que celle du monde entier de par « la série d’erreurs qu’on a faite il y a une dizaine d’années ». « On veut une stabilité politique, de la clarté, et une solution au financement de l’économie ».  
 
Le président de l’Utica a évoqué, également, la nécessité de démolir tous les obstacles au sein d’un espace économique commun qu’il s’agisse de barrières tarifaires et non-tarifaires, fiscales, économiques ou encore administratives, notamment les visas pour libérer la mobilité. « Si on veut générer des richesses (…) profiter des avantages compétitifs et comparatifs que nous avons, il ne faut pas mettre des barrières (…) Il faut libérer les échanges (…) avoir une politique commune de développement, une législation pour l’investissement qui encourage », a-t-il avancé soulignant l’importance d’investir dans les « gisements de croissance ».  
 
 

N.J. 

 

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