Les fabricants de sachets plastiques à usage unique sont en arrêt d’activités et menacés de disparition. C’est ce qu’a expliqué, vendredi 2 décembre 2022, Oussama Massoudi, président du Groupement professionnel du plastique relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect). Et de indiquer qu\’ils réclament un délai d\’un an pour se mettre à niveau, industriellement parlant.
Au micro de Ahla Sbeh sur Mosaïque Fm, M. Massoudi a ainsi précisé que depuis quatre ou cinq ans, les autorités veulent appliquer la loi interdisant l’usage des sachets plastiques à usage unique. Or, il y a eu, entre temps, plusieurs propositions et entraves car il a eu un raisonnement en sens unique : l’État ayant décidé d’interdire les sachets sans penser ni aux industriels et ni à une alternative.
Et de souligner dans ce cadre que les autorités ont opté pour la fabrication de sachets plus grands et plus épais, qui demeurent en plastique, le tout sans spécifier les critères de fabrication et sans prendre en considération les capacités techniques des fabricants tunisiens.
Actuellement et toujours selon ses dires 99% des industriels tunisiens, ne disposent pas des équipements permettant de fabriquer ce genre de sachets. Donc, ils sont en arrêt de production et d’activités, depuis le mois de septembre.
Oussama Massoudi a tenu à spécifier que la majorité, d’entre eux, sont des jeunes, qui ont des engagements avec des banques, des sociétés de leasing, des fournisseurs, parfois allant jusqu’à 2030.
Et de marteler que « le secteur n’a pas formulé de revendication irréalisable : il réclame un délai d’un an, jusqu’au 31 décembre 2023 ».
« Nous sommes prêts à signer un engagement officiel avec les autorités, pour montrer notre bonne foi, et qu’à partir de janvier 2024 on ne fabrique plus de sachets à usage unique », a-t-il assurée, en notant que ce délai leur permettra de chercher des bailleurs de fonds qui accepte d’investir dans le secteur pour changer les équipements des industriels afin qu’ils puissant fabriquer les sachets aux nouvelles normes imposées par l’État.
I.N










