Le bureau exécutif élargi de l\’Union générale tunisienne du travail (UGTT) s’est réuni, mercredi 21 décembre 2022, sous la présidence de son secrétaire général Noureddine Taboubi et a exprimé son opinion sur le taux de participation au premier tour des législatives, le financement du budget de l’État, l\’opacité liée au programme fourni au Fonds monétaire international, la Loi de finances 2023 et la baisse du pouvoir d’achat du Tunisien.
Ainsi, l’UGTT a estimé que le bas taux de participation aux législatives remet en cause la crédibilité et la légitimité de ces élections et exprime sans équivoque la position du peuple qui refuse les choix consacrés. Pour lui, il s’agit d’une abstention consciente à cause de ce processus, qui n’a ramené au pays que tragédies et crises.
La centrale syndicale a aussi critiqué le recours excessif du gouvernement aux prêts étrangers pour financer le budget public : une politique « maladroite » qui a tué l’initiative et hypothéqué le pays. Elle a aussi condamné la non-divulgation et la non-transparence des négociations avec le FMI outre les contradictions entre les déclarations et les positions du gouvernement et celles du chef de l’État, ce qui a porté atteinte à la crédibilité de l’État et l’image de marque de la Tunisie. Et d’exprimer son refus quant aux fuites circulant sur la levée de la compensation, la privatisation des entreprises publiques et la baisse de la masse salariale, qui seraient imposées par le FMI.
L’organisation a aussi sévèrement critiqué la préparation unilatérale de la Loi de finance 2023 par le gouvernement et met en garde contre certaines mesures sociales qu’elle contiendrait tout en faisant porter la responsabilité au chef de l’État. Elle note aussi la baisse inquiétante du pouvoir d’achat des Tunisiens à cause de la hausse des prix, de la spéculation et de l’échec du gouvernement dans la mise en place d’une politique claire contre les pénuries.
I.N










