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Rached Ghannouchi : Kaïs Saïed doit quitter le pouvoir !

 

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, est revenu sur les élections et l’aptitude du chef de l’État à gouverner après le camouflet du taux de participation, la nécessité d’entamer un dialogue national et le rôle de l’UGTT dans cela, la responsabilité d’Ennahdha dans l’état du pays et ce qu’elle compte faire par rapport à la présidence de la République, si Kaïs Saïed abdique ou qu’il est destitué.

 

Dans une interview accordée au journal électronique Arabi21, le leader d’Ennahdha a affirmé que le mouvement s’attendait à ce que le chef de l’État ne soit pas attentif aux voix de ses compatriotes.

« Il n\’y a pas de solution pour faire face à une telle tyrannie et un tel rejet total du dialogue, que par son départ (…), et cela dans le cadre d\’une opposition pacifique, civile et patiente contre son oppression », a-t-il expliqué.

Pour lui, le président de la République est incapable de créer un parlement et que la patience du peuple tunisien ne va pas perdurer et ne permettra pas à l’infini que ses messages, notamment celui des législatives, soient ignorés.

« Kaïs Saïed a perdu sa légitimité et la légitimité de sa feuille de route. Il a aussi perdu toute justification pour continuer à exercer ses fonctions. (…) Il n’a plus aucune issue que de démissionner ou de partir. Toute arrogance de sa part ou de ses soutiens ne va que prolonger la crise et augmenter le coût du sauvetage et des réformes », a-t-il affirmé.

 

Pour lui, la seule solution est d’entamer un dialogue qui n’exclut personne sauf ceux qui s’excluent eux-mêmes.

En ce qui concerne le retour à l’état d’avant le 25 juillet 2021, Rached Ghannouchi a soutenu qu’il n’y a pas de retour en arrière et que lui et son mouvement veulent apprendre des erreurs du passé afin d’avancer et de bâtir un avenir meilleur qui sied aux Tunisiens et à la Tunisie.

Le mouvement propose d’ailleurs que le dialogue national aborde les réformes politiques, constitutionnelles et économiques nécessaires pour sauver le pays.

Et de marteler que l\’Union générale tunisienne du travail (UGTT) aura un rôle fondamental à jouer dans ce cadre, un rôle historique, pour réunir tout le monde sur la table de dialogue, avec pour objectif une sortie de crise pour le pays.

 

Le président de mouvement a consenti à admettre la responsabilité d’Ennahdha dans la situation actuelle du pays. Mais pour lui, il s’agit d’une responsabilité partielle, en rappelant que depuis 2011 jusqu’à 2023, le parti politique n’a pris les rênes du pouvoir que pendant un an et demi seulement.

S’agissant de la présidence de la République par intérim, en cas de vacance, il a rappelé que Mohamed Ennaceur avait occupé ce poste en 2019, en se basant sur la Constitution de 2014, sans que cela ne pose de problématique.

Mais vu la crise que traverse le pays, Ennahdha favorisera les intérêts du pays sur ses propres intérêts, d’où la nécessité d’un consensus et d’éviter toute cession. Le mouvement pense ainsi que la proposition de Néjib Chebbi qu’un magistrat indépendant et intégre soit chargé de cet intérim est une solution possible pour la période transitionnelle.

« Ni Rached Ghannouchi, ni le mouvement Ennahdha ne s\’opposeront à la restauration de la démocratie à la Tunisie et à ce que le peuple récupère sa volonté et de sa souveraineté spoliées », a assuré le leader du parti politique.

Et d’ajouter : « Notre priorité aujourd’hui est le sauvetage de l’État tunisien, et l\’État ne peut retrouver sa stabilité qu\’avec le retour d\’une démocratie forte. Cela nous oblige tous, à faire tous les sacrifices nécessaires, notamment de considérer que le poste de président de la République doit exprimer un consensus national, et la volonté la plus large des Tunisiens ».

Selon son président, Ennahda soutiendra le candidat qui aura le consensus le plus large possible des Tunisiens, le garant du retour de la stabilité démocratique et du rétablissement de la volonté du peuple.

« Ennahdha ne se voit pas concerné par la nomination d\’un de ses dirigeants au poste de président de la République », a déclaré Rached Ghannouchi.

 

I.N

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