Le président de la République, Kaïs Saïed, a déclaré, lundi 26 décembre 2022, que la Tunisie avait besoin d’une « épuration pour la débarrasser des imperfections ».
Le chef de l’État s’exprimait en marge d’une visite à Jendouba où il a inauguré une petite unité hospitalière. Évoquant la grève des centres de dialyse, il s’est attaqué « aux autres ceux qui sont malades et ne peuvent être guéris par un médecin », en référence à ses opposants politiques. « La Tunisie sera guérie de ces pathologies politiques », a-t-il ajouté.
Évoquant les élections législatives, le chef de l’État a affirmé qu’il existe des candidats qui ont collecté des parrainages en une matinée, « certains se prennent en photo dans les mosquées. Ils ont commis des falsifications lors du dépôt de candidatures en présentant des dossiers judiciaires vierges. Ceux en charge du processus électoral et la justice doivent sévir contre ces infiltrés qui veulent corrompre les élections ».
Kaïs Saïed a ainsi souligné que le processus électoral se poursuivra et que le peuple dira son mot : « Il y a la possibilité du retrait de confiance de ceux qui se sont infiltrés. Cette mesure est mentionnée dans le code électoral ».
Revenant sur le projet de la Cité médicale des Aghlabides, il a signalé « une manipulation des études qui ont duré cinq ans ». « Les études ont été finalisées et le projet sera lancé en mars prochain (…) C’en est fini de la dilapidation de l’argent ».
N.J.










