Le président de la République Kaïs Saïed a tenu une réunion, mercredi 28 décembre 2022, avec la cheffe du gouvernement, le ministre de l’Intérieur, le ministre de la Défense, la ministre de la Justice et plusieurs hauts cadres militaires et sécuritaires pour discuter de la situation générale dans le pays et les derniers développements sur la scène nationales.
A cette occasion, le président de la République a lancé de nouvelles menaces, affirmant : « Ce qui se passe de la part de certaines personnes impliquées jusqu’à la moelle dans la corruption et la trahison, en termes de dénigrement et d’insultes de l’État et de ses symboles, est inadmissible. Ce dénigrement se hisse au rang du complot contre l’État. Ce dénigrement se hisse au rang du complot contre la sureté intérieure et extérieure de l’État. Cette situation ne peut plus durer. Ces personnes ne peuvent rester sans sanctions, mais dans le cadre de la loi. Il faut absolument appliquer la loi ».
Il ajoute : « Il faut absolument appliquer la loi pour préserver l’État, ses institutions et le peuple. Il n’est pas question de substituer l’État et ses institutions. Il y a un seul État et un seul gouvernement. Celui qui essaye de porter atteinte à l’État et à la paix sociale devra assumer ses responsabilités ! »
Le président de la République poursuit : « Nous avons respecté la loi parce que nous croyons au droit. Ceux qui veillent à l’application de la loi ne doivent pas hésiter à le faire. Les juges intègres doivent assumer leur responsabilité historique dans le contexte actuel. Il ne doit y avoir aucune tolérance envers ceux qui essayent de manipuler la loi, afin de permettre à certains, criminels et spéculateurs d’y échapper. Comment est-il possible qu’une personne monopolisant des marchandises d’une valeur de 300 mille dinars puisse être libérée après avoir payé uniquement une amende de mille dinars mais en restituant la marchandise saisie. Le juge devrait savoir sur quel pied danser. Cela s’est passé dans le gouvernorat de Gafsa ».
« Cette misère politique ne peut plus continuer, tout comme pour la vie des citoyens qui souffrent des crises provoquées à répétition : les médicaments, le sucre, le gasoil, le café, l’hémodialyse… Dans les années 60 et 70, il y avait moins de ressources, mais il n’y avait pas ces problèmes. Ils provoquent les crises pour inciter contre l’État. S’ils étaient réellement des patriotes, ils auraient présenté des initiatives de réforme. Les choses ont atteint une certaine limite et nous ne les laisserons pas faire de notre patrie et de notre peuple une proie facile sur la table des loups ».
Le président de la République continue son discours en assurant : « Certains parlent tout le temps et insultent jour et nuit. Comment osent-ils prétendre que les droits de l’Homme sont menacés, alors qu’une personne menace d’assassiner le président de la République et circule librement et voyage? Elle bénéficie même d’une garde sécuritaire rapprochée ! ».
« Ceux qui pleurent la liberté d’expression n’ont même pas la liberté de réfléchir, ce sont des mercenaires. Je ne veux pas citer de noms, mais ils se reconnaitront. Un don de 40 milliards a été fait par une société étrangère en 2016 ou 2017. Il a été accordé à un nombre de prétendus analystes et experts dans des médias. Ils ne sont ni experts, ni analystes, mais des mercenaires qui se sont jetés dans les bras de l’étranger. J’ai les noms devant moi. Ces gens là qui parlent tous les jours et font les fausses analyses n’ont pas honte lorsqu’ils se regardent dans la glace. Nous ne laisserons pas notre peuple entre les mains de ces criminels ».
Par ailleurs, Kaïs Saïed affirme que « l’un des fonctionnaires, ce matin, a quitté son poste et est allé rencontrer des traitres. Il a ensuite regagné son bureau au ministère après avoir conclu des affaires de spéculation. Il devrait être jugé ! Nous continuerons et nous vaincrons et la Tunisie restera forte ! ».
S.H










