Le membre du bureau exécutif de l\’Institut arabe des chefs d\’entreprises (IACE), Nafaâ Ennaifer, a réagi aux propos du président de la République Kaïs Saïed de la veille.
Mercredi 28 décembre 2022, le chef de l’État a déclaré : « Nous avons respecté la loi parce que nous croyons au droit. Ceux qui veillent à l’application de la loi ne doivent pas hésiter à le faire. Les juges intègres doivent assumer leur responsabilité historique dans le contexte actuel. Il ne doit y avoir aucune tolérance envers ceux qui essayent de manipuler la loi, afin de permettre à certains, criminels et spéculateurs d’y échapper. Comment est-il possible qu’une personne monopolisant des marchandises d’une valeur de 300 mille dinars puisse être libérée après avoir payé uniquement une amende de mille dinars mais en restituant la marchandise saisie. Le juge devrait savoir sur quel pied danser. Cela s’est passé dans le gouvernorat de Gafsa ».

Commentant ces propos, M. Ennaifer a soutenu : « Je n’ai pas compris. Qu\’est-ce que cela signifie si un commerçant ou un industriel est envoyé devant la justice pour une soi-disant infraction et que le juge l\’acquitte du chef d\’accusation, alors le juge se trompe sans aucun doute ?
Donc, le juge juste et impartial est-il celui qui retient les charges et condamne l\’accusé même s\’il est convaincu de son innocence ?
Le sentiment des acteurs économiques qu\’ils sont en liberté conditionnelle augmente chaque jour. Ils sont tous inévitablement des spéculateurs, des évadés fiscaux et des hors-la-loi !
La justice est la base de la civilisation. La sérénité et la confiance sont la base de l\’investissement ».
Son désarroi est celui de plusieurs milliers d’acteurs économiques.
I.N










