La Fédération générale de l\’information relevant de l\’UGTT a considéré que les médias faisaient face à des tentatives de soumission, de censure et d\’atteintes répétées.
Dans un communiqué du 4 août 2023, la fédération a critiqué l\’interdiction aux médias de couvrir la visite du ministre de la Santé, Ali Mrabet et la confiscation du téléphone portable d\’une journaliste par l\’un des membres de l\’équipe du ministre.
La fédération a qualifié la chose d\’atteinte à la liberté de la presse et a appelé le ministère de la Santé à se comporter avec les médias de façon professionnelle et dans le cadre du respect mutuel.
Le communiqué est, également, revenu sur la rencontre du 4 août 2023 entre le chef de l\’État, Kaïs Saïed, et la PDG de la Télévision nationale, Awatef Daly. La fédération a exprimé son refus à toute ingérence de la part de la présidence de la République dans la ligne éditoriale de cet établissement. Elle a affirmé son attachement aux acquis de la révolution en matière de liberté de la presse et des médias.
La Fédération générale de l’information a indiqué que le secteur des médias était régi par des instances de régulations et une charte d’honneur. Elle a estimé qu’on devait le préserver en faisant évoluer le contenu et en soutenant la production nationale afin de créer des programmes ayant pour but de défendre les objectifs de la révolution, des causes justes, sociales et économiques.
Revenant sur les critiques adressées par le président de la République, la fédération a précisé que l’ordre des nouvelles évoquées durant le bulletin d’informations était soumis à un ensemble de critères journalistiques. La Fédération a rappelé avoir critiqué à plusieurs reprises la ligne éditoriale de la Télévision nationale et sa transformation en outil de propagande gouvernementale. Néanmoins, elle refuse de la voir soumise à des instructions émanant de la présidence de la République.
La Fédération générale de l’information a appelé à amender le statut de la Télévision et de la Radio nationales et à revoir la composition de leurs conseils d’administration respectifs. Elle a, aussi, évoqué la nécessité de promulguer une loi spécifique au secteur audio et visuel étatique. Elle a considéré que les médias étaient menacés et a appelé les acteurs de ce secteur à s’unir afin de défendre la liberté de presse et de barrer la route à la politique des instructions.
S.G










