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BN Check participe à une formation approfondie sur la vérification des faits organisée par Africa Check

 

Pendant deux semaine BN Check a participé à une formation approfondie sur la vérification des faits organisée par Africa Check, à Dakar au Sénégal. Cette organisation créée en 2012 en Afrique du Sud, est la première organisation indépendante à but non lucratif de vérification des faits sur le continent africain.

La formation a abordé un ensemble de concepts et d\’outils fondamentaux qui contribuent au développement des compétences de vérification de l\’exactitude des informations à l\’ère des fausses nouvelles et des informations non fiables. Les sessions de formation ont abordé des nouveaux outils de vérification et de recherche fiables sur Internet, et les participants ont pu développer la capacité à distinguer entre les sources d\’information fiables et non fiables.

Le cours a inclus une variété de modules, notamment l’impact du travail de vérification des faits sur la société, la lutte contre les fausses informations sur les plateformes de messagerie cryptées comme WhatsApp, et l’importance d’éducation aux médias. Une session a été accordée au management des organisations de fact-checking et la construction des partenariats dans ce domaine avec une étude sur l’expérience de Africa Check depuis 2012.

 

 

Christian Malele, journaliste à Balobaki Check à Kinshasa RDC, a indiqué à BN Check que la formation était une occasion pour explorer en profondeur le domaine de vérification des faits, à creuser plus loin. Sur les acquis de cette formation. « Je connais aujourd\’hui où trouver des vraies données quand on vérifie par exemple une information relative à la santé, l\’économie, l\’environnement et autres ».

Christian Malele dit qu’au départ il ne trouvait pas toujours l\’utilité de questionner l\’auteur de la publication de l\’information faisant l\’objet de sa recherche, mais « maintenant j’ai compris qu\’on ne doit pas faire de la vérification des faits simplement pour montrer au public ce que nous identifions pour lui comme fake mais nous devons plutôt faire comprendre aux personnes qui diffusent des fake news ».

Le journaliste dit apprendre comment gérer une organisation de fact-checking de : « La collecte des informations à vérifier à la diffusion des articles de vérification des faits, l\’importance de l\’éducation aux médias, les méthodes pour mesurer l\’impact du travail de vérification des faits, comment nouer des partenariats en petit, moyen et long terme ».

Pour lui, le fact-checking est important aujourd\’hui car le journaliste est appelé à vérifier tout type de contenu comme la vidéo par exemple. Au-delà des démarches classiques comme contacter les personnes ressources, le journaliste doit apprendre à vérifier des informations grâce aux outils numériques pour retracer par exemple le parcours d\’une image sur Internet ou découvrir si la photo est truquée ou non. Cela permet de renforcer la crédibilité de la vraie version des faits, souligne-t-il.

 

Michele Ebongue, fact-chekeuse à Data Camroun, qui a toujours travaillé sur des Meta check a souligné que la formation lui a permis de se plonger dans les Mega Check et les dossiers de fact-checking à travers l’expérience de Africa Check. Elle a indiqué que son travail quotidien consiste à travailler plus sur des Meta Check qui l’oblige à être plus rapide « cette formation va m’emmener à creuser plus à écouter de bout en bout et à travailler sur plusieurs sujets et papiers et surtout m’assurer d’avoir une réponse efficace ». Michelle a souligné qu’elle va réajuster son travaille de fact-cheking selon les nouveaux outils qu’elle a acquis durant ces deux semaines de formations pour rendre ses papiers plus lisibles et plus compréhensible « cela va aider les lecteurs de Data Cameroun à comprendre mieux ».

 Avec les sessions du cours, les participants ont eu l’occasion de visiter les locaux de Africa Check à Dakar, pet ont pu participer à une conférence sur la vérification des faits à l’école supérieur de journalisme, des métiers de l’internet et de la communication. Sur le plan pratique, les participants ont produit de papiers de fact checking sous la direction des formateurs Coumba Sylla et Valdez Onanina, les rédacteurs en chef de Africa Check.

Au final et vu la quantité d\’informations partagée sur Internet il est devenu difficile de distinguer le vrai du faux, et la population ne maîtrise pas souvent le processus de traitement d\’une information. C’est en pratiquant le fact-checking, qu’on parvient à démêler le vrai du faux parmi cette masse d\’informations que l\’on trouve sur Internet. Le fact cheking est aujourd’hui une nécessité et est indispensable pour le travail journalistique.

Rabeb Aloui 

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