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Vers la révision de l’accord de libre-échange avec la Turquie

 

Le ministère du Commerce et du Développement des Exportations œuvre actuellement à réviser les dispositions de l’accord de libre-échange, conclu avec la Turquie. L’objectif étant de limiter l’aggravation du déficit budgétaire avec ce pays. C’est ce qu’a rapporté la Tap, lundi 4 septembre 2023, en se référant à un document du ministère.

Cela passera par l’élargissement de la liste négative des produits non concernés par une taxation préférentielle, et en se focalisant sur les produits qui ont un équivalent produit localement et sur les secteurs qui passent par des difficultés à cause de l’intensification de l’importation de produits turcs.

Rappelons que l’Assemblée de représentants du peuple avait adopté dans le cadre de la Loi de finances 2018 un article, proposé à cette époque par Nidaa Tounes, qui suspendait l’accord de libre-échange entre la Tunisie et la Turquie pour 5 ans.

 

Le ministère a aussi révélé certains de ses plus importants programmes de réformes en cours, notamment la protection de nombreux secteurs industriels d’une intensification des importations ainsi que des pratiques interdites lors de l’import ; la protection des exportations tunisiennes contre les mesures de défense commerciale prises par les autres pays ; et de fournir des revenus supplémentaires au trésor public grâce aux droits protecteurs imposés.

Autre projet, la mise en place d’une plateforme pour l’enregistrement des exportateurs étrangers habilités à exporter leurs produits vers le marché tunisien, en coordination avec les diverses structures concernées.

 

Le ministère a évoqué aussi ce qu’il a considéré comme « une maîtrise des importations » et la poursuite des mesures visant à baisser le déficit commercial en imposant un système de contrôle à priori sur les l’importation d’un groupe de produits de consommation ainsi qu’un contrôle à priori avant l’ouverture des lettres de crédit. L’objectif étant, toujours selon le ministère, de limiter l’importation anarchique.

Dans ce cadre, le ministère a souligné ses efforts de contrôler l’origine des produits pour mettre fin aux trafics que font certains importateurs, afin de bénéficier de taxations préférentielles.

Le ministère compte parmi ses exploits la baisse de 20% des quotas d’importation de véhicules au titre de 2022.

 

I.N

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