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Dalila Ben Mbarek Msaddek et Islem Hamza traduites en justice

 

Les avocates des prisonniers politiques, Dalila Ben Mbarek Msaddek et Islem Hamza, ont été traduites devant l’instruction, vendredi 29 septembre 2023, a affirmé Me Msaddek.

La raison, c’est qu’elles ont demandé qu’on interroge les ambassadeurs étrangers dans l’affaire de complot contre l’État dans laquelle il y a une bonne vingtaine d’hommes politiques en prison et plus d’une cinquantaine de prévenus parmi les personnalités publiques.

Les deux avocates estiment que puisqu’il y a une affaire de complot contre l’État avec des puissances étrangères, il est tout à fait naturel que l’on convoque les ambassadeurs de ces pays pour les interroger. Pour elles, les dossiers sont totalement fabriqués.

« Vous ne cacherez pas vos erreurs en nous accusant, assumez la responsabilité de votre incompétence à fabriquer des dossiers. Vous avez immiscé des diplomates et vous avez mis l’État dans une crise diplomatique, buvez l’eau empoisonnée que vous avez voulu nous donner ! », a affirmé Me Msaddek.

 

Dalila Ben Mbarek a par ailleurs précisé, dans un post publié sur les réseaux sociaux, que les poursuites ont été engagées pour « imputation de faits non avérés à un fonctionnaire public ».

L’article 128 du Code pénal prévoit une punition de deux ans d’emprisonnement et de cent vingt dinars d’amende, à quiconque « par discours publics, presse ou tous autres moyens de publicité, impute à un fonctionnaire public ou assimilé des faits illégaux en rapport avec ses fonctions, sans en établir la véracité ».

L’article 246 dit qu’il y a calomnie :

Lorsque le fait diffamatoire a été judiciairement déclaré non établi ;

Lorsque le prévenu ne peut rapporter la preuve du dit fait dans le cas où la loi l’y autorise ;

La calomnie est punissable même si les imputations ont été faites par écrits non rendus publics, mais adressés ou communiqués à deux ou plusieurs personnes.

« Est puni d’un an d’emprisonnement et de deux cent quarante dinars d’amende, quiconque, se sera rendu coupable de calomnie », selon l’article 247 du Code pénal.

 

R.B.H

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