Une circulaire datant du jeudi 28 septembre 2023 a été adressée par le chef du gouvernement aux ministres, aux secrétaires d’État, aux gouverneurs, aux présidents des collectivités locales, aux directeurs généraux des entreprises publiques, aux PDG des établissements publics, aux présidents des instances publiques ainsi qu’aux présidents de toutes les structures publiques à propos de l’audit général de toutes les opérations de recrutement et d’intégration.
La circulaire, dont une copie a circulé en ce vendredi soir 29 septembre, précise que l’audit général concernera tous les recrutements effectués dans la fonction publique et le secteur public à partir du 14 janvier 2011, mais s’arrêtera aux opérations effectuées le 25 juillet 2021, coïncidant avec la date de prise des pleins pouvoirs par le président de la République Kaïs Saïed.
Il convient de soulever que le choix d’arrêter les vérifications au 25 juillet 2021, implique que tous les choix effectués au delà de cette date sont au-dessus de tout soupçon, bien que plusieurs nominations, notamment parmi les gouverneurs et les délégués, font l’objet de plusieurs interrogations.
D\’ailleurs, dans la réunion ministérielle restreinte tenue le lundi 18 septembre 2023, le président de la République avait indiqué qu\’il va falloir examiner tous les recrutements effectués de 2011 jusqu’au 30 juin 2023. Cette date, il l\’avait bien précisée à partir de la 4e minute de la vidéo publiée sur la page officielle de la présidence de la République. Un choix qu\’il dû réviser par la suite.
Faut-il encore rappeler que la Constitution de 2022, élaborée par les soins du président de la République, ne prévoit aucun mécanisme de contrôle sur les actions du chef de l’État, ainsi il n\’aurait de comptes à rendre à aucune instance ou structure au sein de l’État.


S.H










